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Obsidian
Année: 1996
Développeur: Rocket Science Games
Éditeur: Segasoft
Site officiel: non
Support: pc/mac
Version: Anglaise
Jeu: Souris point & clic
Particularité: Gratuit, Abandonware

Créé par une petite compagnie indépendante, Rocket Science Game, Obsidian a connu un destin absurde. Après trois ans de travaux, le jeu était achevé. Mais à bout de ressources financières, Rocket Science Game a du vendre les droits de distribution à SegaSoft. Celui-ci fit alors une campagne commerciale si désastreuse que le jeu est resté quasiment inconnu des amateurs du genre. Les deux compagnies n'ont d'ailleurs pas survécu à cet échec… A ma connaissance, Obsidian est donc extrêmement difficile à trouver encore, et il n'a jamais été traduit en français. Sa beauté, son originalité et la facilité de son interface le place pourtant parmi les tout beaux et grands jeux d'aventure.
Un couple de jeunes chercheurs partent prendre des vacances bien méritées en campant en pleine forêt, au milieu de nulle part. Or, très près de leur campement, ils voient se créer, se développer une structure d'aspect minéral. Vous êtes la jeune femme, Leila, et au retour d'une balade, vous ne retrouvez pas votre compagnon Max. Une fouille complète de la tente et une lecture de son agenda électronique ne vous apprend pas grand chose quand soudain! … Un grand cri, un grondement vous précipitent au-dehors en direction de la structure étrange. Et cette structure vous "gobe" littéralement, comme elle a visiblement déjà "absorbé" Max. L'aventure commence. Vous allez visiter successivement 3 mondes qui, chacun, vous donnera une "leçon". Ces trois leçons vous permettront d'atteindre le 4° monde, celui où est détenu Max. Le Bureau est le premier monde d'Obsidian : c'est un labyrinthe bureaucratique issu des pires cauchemars. Votre première mission est de réparer un pont pour pouvoir atteindre le chef de ce bureau. Vous noterez très vite que les murs sont des planchers, les planchers des plafonds et ainsi de suite… Votre sens de l'orientation va être mis à rude épreuve. Ensuite, vous devrez utiliser la mauvaise volonté des robots qui peuplent ce monde à votre avantage. Mais ce n'est jamais dangereux et souvent très rigolo. Votre première leçon est donc d'apprendre à ne pas tenir compte des règles que vous croyiez établies.
Le Hangar de l'Araignée est le deuxième monde où vous serez envoyé si vous passez la première épreuve : vous devrez y redonner vie à une sorte de robot-araignée gigantesque. Quatre quêtes vous fourniront les éléments nécessaires (le feu, l'air, le métal et le pétrole). Votre seconde leçon sera essentiellement d'apprendre que les valeurs des uns ne sont pas forcément celles des autres. Le Monde du Rêve, où vous entraînera le robot-araignée que vous aurez éveillé à la vie, est le troisième monde de la Machine. A l'aide d'un robot-oiseau, vous visiterez la Cathédrale, le Musée et l'Atelier de la Machine. Vous y obtiendrez à chaque fois un artefact ou un savoir qui vous permettront d'atteindre l'étape finale, celle où vous retrouverez enfin Max. Votre troisième leçon est d'apprendre à suivre votre inspiration, pas les règles établies. Tout le jeu et les lieux visités sont invraisemblables, et pourtant étrangement familiers. Chaque type d'énigme est intimement lié à l'esprit du chapitre en cours, et vous n'avez aucun indice sur ce que vous devez faire, ni comment ni pourquoi le faire! C'est en résolvant l'énigme que vous en comprendrez le fonctionnement et surtout le but. Mais surtout, surtout, oubliez toutes vos règles, vos normes, vos habitudes : elles ne s'appliquent pas ici! Obsidian.
Note globale : 8,5/10
Grelot04




Oddworld, l'Odyssée d'Abe
Année: 1997
Développeur: Oddworls Inhabitants
Éditeur: GT Interactive Software
Site officiel: non
Support: pc-cd
Version: Française
Jeu: clavier + joystick
Particularité: jeu à épisodes

Oddworld est une série de 5 épisodes mais indépendants des uns et des autres. Oddworld : l'odyssé d'Abe est le premier des épisodes, vient ensuite Oddworld : l'exode d'Abe, mais qui n'est pas une suite du premier bien que le but du jeu est toujours le même c'est à dire Abe (un mudokon)est employé (comme esclave), avec de ses congénères dans une fabrique d'aliment nommée Rupturefarms. Abe y coule des jours heureux (si on peut dire) jusqu'au jour où il apprend qu'un nouveau produit va sortir composé de viande de Mudokon. Il décide de prendre la fuite avec l'espoir de sauver ses congénères. Mais le boss de la fabrique (un glukkon) décide de mettre tous les moyens possibles pour arrêter Abe et c'est là que commence l'histoire. C'est un monde (E.T.) en D2 vraiment magnifique, des paysages splendides comme j'en ai jamais vu jusqu'à maintenant et de très belles musiques et une jouabilité qui n'est pas facile au début mais une fois habitué on y arrive très facilement. Il faut trouver les Mudokons cachés un peu partout (dans des passages secrets également) résoudre des énigmes (pas toujours faciles), savoir utiliser le langage particulier de ces êtres (que je trouve attachant pour ma part). Je le conseille à tout le monde. Il existe sur PC et playstation. Vous pouvez aussi visiter le site : multimania.com/greatoddworld Sur ce site la note est de 18/20 mais moi je lui donnerais bien un 19/20 car la durée de vie peut être très courte mais faire de nombreuses sauvegardes (sur PS). C'est un jeu très long. Bon j'arrête là car je pourrais en parler pendant des heures.
Note globale : 19/20
Sarah




Odyssée : A la Recherche d'Ulysse
Année: 2000
Développeur: In Utero
Éditeur: Cryo Interactive
Site officiel: non
Support: pc
Version: Française
Jeu: clavier
Particularité:

De la série légendes de Cryo "Odyssée". Pénélope sans nouvelle d'Ulysse demande à Héritias de partir à la recherche de son ami d'enfance. Il devra traverser mers et mondes et passer toutes sortes d'épreuves pour le retrouver. Scénario et histoire en béton, très beaux décors. Personnages en 3D qui demandent une adaptation vu les angles de caméras. Musique très bonne. Enigmes de tout niveaux et durée assez longue du jeu. Point que je n'ai pas aimé, on joue par le clavier (pourquoi pas de configuration pour un Joystick???). Demande une machine pentium 2-300 au minimum pour être à l'aise.
Note globale : 7/10
Manu2000

Une bonne surprise par rapport aux premiers jeux Cryo ! Le scénario n'est qu'un prétexte pour revivre les légendaires aventures d'Ulysse dans son périple après la prise de Troie (mais au moins une erreur, c'est Persée qui a combattu la Gorgone Méduse). Les différents lieux sont assez dépaysants et les énigmes intéressantes. Bien sûr, c'est un peu plus facile si on s'y connaît en mythologie. Par contre, qu'est ce qu'on meurt souvent pour un jeu dit d'aventure ! Sauvegardez régulièrement, c'est un conseil. Le héros Héritias ressemble plus au gaulois Vercingétorix qu'à un guerrier grec mais c'est un jeu français, ne l'oublions pas. Les graphismes sont assez bons et les musiques très bien adaptées à la typologie des lieux. Un départ assez lent, mais cela s'améliore par la suite. La fin est un combat simulé contre Poséidon, assez classique comme dans Monkey 4, mais j'aurais préféré plutôt une énigme longue et complexe comme dénouement. Le seul gros point noir est l'interface au clavier indigne d'un jeu d'aventure du 21 ème siècle.> Au final, un bon jeu, pas un top, mais très correct.
Note globale : 15/20
Jppkeyser





Oknytt
Année: 2013
Développeur: Nemoria Entertainment
Éditeur: Nemoria Entertainment
Site officiel: oui
Support: pc
Version: Anglaise
Jeu: Souris point & clic
Particularité: En vente sur le site du concepteur

Oknytt est une légende inspirée du folklore suédois. Nul besoin d'être familier avec les Svarltav, les Näcken ou autres Draug pour apprécier ce conte fantastique, pour peu que vous ayez gardé une âme d'enfant.
Le héros de cet aventure est une "créature". A aucun moment dans le jeu, il ne sera nommé autrement. C'est un être naïf et tendre, extrêmement soucieux de garder son affabilité même dans les situations les plus périlleuses. Sa curiosité de comprendre comment et pourquoi il est arrivé dans une contrée inconnue peuplée d'êtres hostiles ou dangereux sera reléguée au second plan lorsqu'il rencontrera une älva, petite elfe malchanceuse dépourvue d'ailes. Sa quête n'aura qu'un but, délivrer son amie de cette malédiction afin qu'elle rejoigne ses soeurs dans la nuit étoilée. Le jeu se déroule comme une narration. Il faut saluer au passage la remarquable performance de l'acteur qui prête sa voix, dans de multiples tonalités, pour incarner les différents protagonistes de l'histoire. Le gameplay est très classique, à la souris pour diriger la "créature", collecter les objets et explorer les lieux. Les éléments importants du décor sont décrits par leur nom et on garde le doigt appuyé sur la souris pour déclencher les 3 options : voir, prendre, parler. En outre, 4 runes magiques au bas de l'écran représentant les éléments fondamentaux de l'eau, la terre, l'air et le feu, interagissent sur les objets ou les situations, parfois comme de simples et subtiles animations, parfois comme action essentielle pour débloquer une énigme, ou encore ne produisant aucun effet si le lieu ne s'y prête pas. On pourrait regretter le sombre aspect des graphismes, mais il faut garder à l'esprit que le jeu se déroule de nuit et pour ma part j'ai apprécié le contraste presque symbolique de cette obscurité et la lumineuse clarté de la petite älva inlassablement transportée sur le épaules de la "créature".
Les énigmes sont multiples. La plupart se bornent à utiliser le bon objet à bon escient. Certaines sont amusantes et ingénieuses (la clé du coffret ou l'ouverture de la porte de cuivre) D'autres enfin sont basées sur des devinettes et là intervient la difficulté de la barrière linguistique, car j'ai gardé la mauvaise nouvelle pour la fin : le jeu est en anglais, sous-titré en anglais certes, mais d'un niveau terminologique assez corsé. On peut cependant reproduire les phrases narratives, le temps d'aller chercher un dictionnaire si nécessaire. Un mini système d'aide est également présent à l'écran sous forme d'un parchemin qui recense quelques indices.
Oknytt est un jeu produit par un studio indépendant, et je l'ai trouvé d'une grande qualité. Bonne durée de vie, aucun bug, et j'ai été par dessus tout charmée par la poésie qui se dégageait de ce conte. Je vous le recommande, même si les jeux en anglais ne sont pas votre tasse de thé, car pour une petite dizaine d'euros, on passe un meilleur moment qu'avec bien d'autres "superproductions".
Note globale : ---
Babouchka78 (16/11/2013)




Opéra Fatal
Année: 2005
Développeur: Index +
Éditeur: Wanadoo Editions
Site officiel: non
Support: pc/mac
Version: Française
Jeu: Souris point & clic
Particularité:

Vous avez la nuit pour retrouver le livret de l'opéra qui doit se jouer au matin. Un jaloux l'a caché mais a laissé un tas d'indices sous forme de devinettes ou d'enigmes. A vous de les résoudre, par séries de 6 à 10. Pour les non-mélomanes, la partie documentaire vous sera d'une aide précieuse, et vous apprendrez sûrement un tas de choses.Juste assez difficile pour être intéressant.
Note globale :
Grelot04

Opéra Fatal sorti en 1999 est un myst-like éducatif de chez Heuréka Klett, les spécialistes du genre (voir Physikus en 2000, Bioscopia en 2001, Chemicus en 2002 et quelques autres non édités en France). Ce jeu repose sur le principe d’un certain nombre de questions dissimulées qu’il va falloir rechercher et auxquelles il va falloir répondre en se documentant si nécessaire dans la base de données qui l’accompagne. Dans Opéra Fatal, le thème est la musique (sans doute !) mais les questions portent davantage sur le solfège que sur les compositeurs ou sur l’histoire de la musique, ce qui présente un côté passablement rébarbatif. Les décors – tout se passe dans un opéra que l’on doit explorer du sous-sol aux combles – sont comme toujours splendides bénéficiant d’un rendu 3D exceptionnel. La durée de vie est longue et la jouabilité excellente. Un jeu à conseiller à ceux qui se lèvent en chantant, fredonnent sous la douche et hurlent à la lune.
Note globale : 6/10
Reardon mélomane que le solfège barbe et rase

Le jeu de déroule dans un opéra. Le joueur incarne un chef d'orchestre qui la veille d'une grande première se fait voler ses partitions par un mystérieux individu. Nous voilà donc parti à la recherche d'indices et de questions laissés par le voleur. Pour pouvoir accéder à l'étape suivante il faut répondre à toutes les questions mais sans ordre particulier. A chaque étape une porte s'ouvre et nous permet de visiter plus avant les recoins de l'opéra. Ce jeu est avant tout éducatif et surtout basé sur les recherches. Si vous n'êtes pas musicien ou nul comme moi en musique pas de problème. Une bibliothèque nous donne accès à des CD, une encyclopédie portant sur la musique, une autre sur la vie des musiciens et la dernière sur les instruments de musique. Bonne durée de vie, jeu en 3D, point et click. L'opéra se visite du sous-sol aux combles en passant par les coulisses, les loges et la magnifique salle de spectacle. C'est un bon petit jeu, sans prétention qui fait passé un agréable moment et qui n'est pas seulement réservé aux amateurs de musique classique.
Note globale : 6,5/10
Aventuria





The Orion Conspiracy
Année: 1995
Développeur: Divide by zero
Éditeur: Domark Software
Site officiel: non
Support: pc
Version: Version française avec sous-titres dans les options
Jeu: Souris point & clic
Particularité: Disponible en abandonware facile sur le site LTF-Abandonware France.

Lorsque "The Orion Conspiracy" est sorti, les jeux d'aventure de science fiction étaient légion. Ce n'est donc pas dans le scénario qu'il faut rechercher l'originalité de cet opus. Mais à y regarder de plus près, ce jeu apporte quelque chose de frais et d'innovant, et mérite d'avoir été joué par tous les passionnés de jeux d'aventure. L'histoire se déroule au XXIIème siècle, en 2160. La guerre des Compagnies vient de s'achever, et les deux compagnies antagonistes d'hier, Mogami-Hudson, leader intergalactique de l'exploitation des minerais, et Kabayashi, firme spécialisée dans la biochimie, ont finalisé des accords de coopération pour sceller la paix. C'est aux confins de notre galaxie que se déroule l'intrigue. Un trou noir est apparu à l'orée de la Constellation d'Orion, et les deux Compagnies ont construit une base, Cerberus, sur une météore proche du trou noir. Parmi la vingtaine d'astronautes figure un jeune homme sans histoire, Danny Mc Cormack. Ce dernier est victime d'une avarie lors d'une mission de routine, et son astronef disparaît dans le trou noir
. Vous incarnez Devlin Mac Cormack, le papa du jeune astronaute. Avisé du drame par le commandant de la base, vous arrivez sur Cerberus pour assister à la cérémonie organisée en l'honneur de votre fils disparu.
l'accueil est froid, votre présence ne semble pas très opportune. Quelques heures avant de repartir vers la terre, une lettre anonyme vous informe que la mort de votre fils n'était pas accidentelle. Poussé par le désir de vérité, vous décidez de rester sur Cerbérus pour enquêter. Mais pour ce faire, il faudra d'abord trouver le moyen de retarder la navette chargée de vous ramener. Puis il faudra mener votre enquête, en interrogeant tous les personnages que vous rencontrerez, afin d'éclaircir cette sombre histoire. Bien entendu, il vous faudra résoudre des puzzles, essentiellement par des dialogues ou par des interactions entre objets contenus dans votre inventaire, qu'il faudra parfois combiner entre eux, mais aussi et surtout en les faisant interagir avec les éléments du décor. Le jeu se joue à la souris, et le menu des options permet d'augmenter le son de la musique, d'activer les sous-titres, d'augmenter la vitesse de déplacement du personnage, et même d'inverser les clics gauche et droit de votre souris. cette dernière option ne m'a pas trop convaincu, mais bon, je le signale tout de même. Le jeu est très linéaire, et peut se décomposer en deux parties assez égales. La première, lente, consiste en une enquête, avec collecte d'objets et d'informations. Peu à peu, les personnages rencontrés dévoilent leur personnalité, et vos soupçons pourront commencer à s'affiner. Mais après les premières révélations, le jeu bascule dans une série de rebondissements et le tempo s'accélère. Le huis-clos spatial semble alors se transformer en une sorte de survival-horror. Mais cela reste un jeu d'aventure. Pas de jeux d'arcade, pas de sèquences chronométrées, pas de shoot, juste des énigmes à résoudre, avec le temps dont vous avez besoin pour y parvenir. Ce n'est qu'à la toute fin du jeu que vous aurez un risque de game over. Les énigmes, d'abord très faciles, deviennent plus difficiles avec l'accès à de nouvelles zones que vous aurez débloquées. Je vous conseille de dessiner le plan de la base, et de noter tous les indices disponibles. Au début, vous arpenterez d'interminables couloirs identiques, et le jeu vous semblera peut-être fade. Mais avec les premiers rebondissements et avec l'étoffement de l'intrigue, le joueur d'aventure finit par se prendre au jeu.
S'il fallait énoncer des défauts à ce jeu, je mettrais en avant trois choses:
- Les doublages des voix sont horribles, et surtout peu convaincants. Et la musique a tendance à se déclencher au milieu d'un dialogue. Mais l'on peut rectifier ces défauts avec les paramètres d'options (en baissant le volume de la musique ou en activant les sous-titres). - Si on rate un indice ou une action, on peut se retrouver bloqué, errant dans les couloirs et les salles de Cerbérus, à la recherche d'un personnage ayant quelque chose à vous révéler ou d'un objet que l'on n'a pas décelé. -Les dialogues sont crus, parfois carrèment grossiers. Cela peut ne pas plaire à tout le monde. Mais on apprend, vers la fin du jeu, que les personnes les plus grossières ne sont pas forcément les plus hostiles.
S'il fallait retenir trois qualités à ce jeu, je choisirais:
-Les graphismes, merveilleux (pour l'époque), avec des cinématiques longues et soignées. Un jeu qui se joue autant qu'il se regarde. -L'intrigue: très classique ( au fond, encore un jeu où il vous faut sauver le monde!), mais qui dévoile ses atours au gré des rebondissements et d'une trame narrative astucieuse. -Le réalisme: le jeu se veut très adulte, pas seulement pour les gros mots qui ponctuent les phrases de certains protagonistes, mais aussi parce qu'il n'y a rien de loufoque, même si certaines énigmes peuvent apparaître comme tirées par les cheveux. J'en profite pour vous inciter à télécharger le manuel du jeu, disponible également sur LTF. Un manuel comme on n'en fait plus depuis longtemps. Riche de détails, un complément essentiel pour bien s'immerger dans le jeu. Au final, "The Orion Conspiracy" est un vrai must. Il est passé inaperçu en 1995-1996, et pour cause! Avec des titres comme "the Daedalus encounter" ou "the Dig", pour ne citer que ceux-là, ce jeu a été perçu comme "secondaire" et n'a pas séduit le grand public. A la lumière de la pénurie récurrente, ce jeu apparaît comme une vraie perle injustement délaissée au fond de son écrin. Laissez-vous tenter, il devrait vous tenir en haleine une bonne dizaine d'heures.
Note globale : 8.5/10
Reggio52 (01/04/2013)




Orisha: La suite d'Alhomepage
Année: 2008
Développeur: Parasite
Éditeur: Parasite
Site officiel: oui
Support: pc
Version: Française
Jeu: Souris point & clic
Particularité: En vente uniquement sur le site officiel.

"AL a sa propre conception du jeu d'aventure. Il excelle à nous initier à cet univers très particulier qui est sa création. Tout est insolite, les règles de ce monde ne nous sont révélées qu'à petites doses, en lisant attentivement les commentaires. Au delà des trois dimensions géographiques se superposent autant de couches que de concepts virtuels.
L'Orisha est le sujet principal de cet opus.. mais nous y croisons de quoi imaginer des suites. Dernière chose: quand vous aurez tout terminé, et surtout pas avant.... allez donc lancer "question.exe" dans le répertoire du jeu."
Note globale : --- (24/09/08)
Benleg

N’ayant pas joué Alhomepage, le précédent volet de la création d’Alexandre Venet, je ne saurais dire si mon approche eut été différente, et donc plus ou moins enthousiaste.
Dès les premières images du jeu, la tentation est grande d’assimiler Orisha à un Myst-like : nous voici plongé dans un univers qui ne ressemble à rien de réel, où il faut apprendre par soi-même à relier les différents « âges », ici en l’occurrence appelés « zones », remettre en marche des mécanismes qui nous apporteront au fur et à mesure les informations et l’aide nécessaires à la découverte de l’histoire de ce monde et ses habitants. Comme dans un « Myst-like », notre sens de l’observation est requis à chaque écran, d’abord parce que les indices y sont disséminés de façon très subtile, et que le curseur d’action est tout petit-petit.
Le risque est donc grand de passer à côté et de rester bloqué un bon moment. Du point de vue graphique, nous évoluons dans des décors d’une qualité irréprochable, sobres mais aux couleurs parfois violentes. L’accompagnement sonore directement inspiré du premier Myst et parfaitement dosé, contribue à nous maintenir dans une ambiance surréaliste. Le gameplay est ultra simple (pas d’inventaire à manipuler), et les déplacements se font de manière très fluide, écran par écran (pas de rotation à 360 °).
Cela-dit, je dois avouer avoir été déroutée par le côté un peu abscons du concept de l’histoire. Le langage utilisé, les mots, les noms des habitants, dont l’on devine l’existence plus qu’on ne les côtoie, ont fait barrage à mon immersion et à mon envie de rêver. J’ai finalement plus considéré Orisha comme une succession d’énigmes bien faites que comme une aventure dont on sort émerveillé. Ajoutez à cela que la durée de vie du jeu m’a semblé fort courte, et la fin tellement abrupte que l’on se demande si c’est vraiment fini.
Orisha est donc pour moi un jeu « en marge », qui a le mérite d’être une très belle réalisation d’un créateur indépendant, vendu à un prix correct et qui fonctionne sans bugs et sans avoir besoin d’un ordinateur ultra sophistiqué.
Note globale : 14/20
Babouchka (24/09/08)

ALhomepage et Orisha
Difficile de séparer ces deux jeux, qui sont deux volets d'une même aventure, l'aventure en question étant surtout celle du concepteur : AL lui-même, fasciné par les thèmes de la création, de la toute-puissance du créateur par rapport à ses personnages et à la conduite de l'aventure, entre beaucoup d'autres. AL joue avec ces questions-là, en nous amusant au passage (et en nous permettant, pour un temps, et dans des limites fixées par lui, d'agir nous aussi sur le monde qu'il a créé).
Si je lisais un truc comme ça dans une critique de jeu vidéo, je m'empresserais de fuir très très très loin. Mais il est impossible de jouer ALhomepage et Orisha en négligeant complètement la personnalité de l'auteur, tellement elle imprègne le jeu et tellement la complicité entre le créateur et l'"avatar étranger" que nous sommes fait partie du plaisir.
Une fois qu'on a admis ça, on peut jouer tranquillement, à sa façon, à son rythme. Et à son niveau : je me demande par exemple si ma méconnaissance de la programmation ne m'a pas empêchée de goûter comme il se doit certains "commentaires" ou certaines réflexions des personnages. Tant pis.
Reste la qualité des énigmes, de difficulté très variée : certaines (dans ALhomepage) sont à la limite de l'infaisable, d'autres exigeant une bonne dose de faculté de déduction, et la plupart ne demandant que la patience et/ou le sens de l'observation moyens qui poussent les joueurs que nous sommes vers les jeux d'aventure) Reste (c'est encore plus abouti dans Orisha) l'exceptionnelle beauté du graphisme, la finesse des textures, l'imagination dans l'invention des décors. Des sons parfaits (dans la plupart des jeux, on les trouve trop appuyés, ou trop légers, ou trop banals. Ici, ils sont parfaits), une musique très prenante. L'originalité finale de ce jeu est dû à la cohérence de l'ensemble comme l'indique le générique d'Orisha : scénario, dialogues, design, graphismes, modélisation, texturage, rendu, animation, intégration, animation, développement, musiques, bruitages. Cette liste impressionnante est englobée dans une accolade espiègle qui pointe sur un seul nom : Alexandre Venet.
En résumé, un jeu bourré de qualités, techniquement facile d'accès et, comme un oignon, comportant plusieurs couches, ce qui en fait, pour un prix modique, une expérience assez rare par les temps ludiques qui courent.érite d’être une très belle réalisation d’un créateur indépendant, vendu à un prix correct et qui fonctionne sans bugs et sans avoir besoin d’un ordinateur ultra sophistiqué.
Note globale : ---
Mika (27/09/08)





Other Worlds
Année: 2004
Développeur: Alkis Polyrakis
Éditeur: Alkis Polyrakis
Site officiel: oui
Support: pc
Version: Anglaise, sous-titrée en anglais
Jeu: Souris point & clic
Particularité: Gratuit, téléchargement sur internet

Other Worlds est un jeu indépendant réalisé par un fan de jeux d’aventure, Alkis Polyrakis, et téléchargeable gratuitement sur le Net. Il fait d’ailleurs partie des tous meilleurs jeux « amateurs » créés en 2004. L’histoire est simple. Natalia, une jeune femme, rentre de son travail. Arrivé chez elle, son petit ami Alkis est introuvable. Après quelques recherches, elle obtient un message mystérieux et sibyllin de celui-ci ainsi que l’adresse d’un manoir lugubre………. Elle va se rendre compte que ce manoir est en fait la plaque tournante qui mène à d’autres mondes que le nôtre. Il y a bien sûr notre bonne vieille terre appelée Arsalior, Fathel le monde de la magie, Obe où le continuum espace-temps est capricieux, et Gergem, un monde dont personne n’est jamais revenu vivant pour témoigner… Elle va devoir tous les explorer pour tenter de retrouver son petit ami et de le sauver de la folie qui s’est emparée subitement de lui, car tous les gens qu’elle rencontrera ne le connaissent que sous l’inquiétant surnom de « celui qui apporte la douleur ». Mais tout ceci est-il bien réel ou bien est-ce seulement le rêve d’une personne perturbée psychologiquement ? A vous de vous faire votre propre opinion.
Techniquement, Other Worlds ne peut pas être comparé aux productions du commerce, son auteur n’étant pas un graphiste de formation et ne disposant pas de moyens financiers ou des logiciels de top niveau pour égaler des réussites esthétiques telles que Syberia. Le jeu ressemble aux productions Sierra et Lucasarts de la fin des années 1980, avec des graphismes de fond très corrects, seuls les personnages laissent parfois à désirer, ils ne sont pas toujours très jolis et pixellisés. Les musiques MIDI sont par contre très bien choisies et très agréables. Mais l’apparence n’est pas la plus importante dans les jeux d’aventure, l’accent doit surtout être porté sur l’histoire et sur les énigmes. Et sur ce point, Other Worlds dépasse souvent de loin des jeux vendus à 45 € dans les grandes surfaces. Le scénario est très complexe et parfaitement ficelé, et les énigmes s’intègrent parfaitement à l’histoire, contrairement à d’autres jeux où elles tombent vraiment comme un cheveu sur la soupe. Vous aurez de nombreux lieux à visiter, différentes époques aussi, et plein de personnages à qui parler. De plus, la durée de vie est très longue, vraiment vous en aurez pour votre non-argent, puisqu’il est gratuit !!!
Attention par contre, il est relativement difficile, mais très rarement illogique. Les bonnes idées fourmillent comme l’utilisation de sorts magiques, un peu comme dans Loom et Zork Grand Inquisiteur, et la transformation des objets selon les époques, changeant complètement l’inventaire.http://www.alkis.org/eworlds.html En conclusion, ce jeu est une véritable réussite et comme en plus il ne vous coûtera rien, vous auriez bien tort de ne pas l’essayer, même si la prise en main est un tout petit peu délicate au début, mais on s’y fait très rapidement. Vous devrez par contre maîtriser correctement la langue de Shakespeare pour comprendre l’histoire et les passages humoristiques dont le jeu regorge. J’avais lu quelque part que l’auteur d’Other Worlds, de par ses talents de scénariste et de mise en scène des énigmes pourrait réaliser de grandes choses s’il était aidé par des graphistes professionnels de jeux vidéo. Je partage entièrement ce point de vue. Bravo Alkis !.
Note globale : 18/20
Jppkeyser




Outcast
Année: 1999
Développeur: Appeal Software
Éditeur: Infogrames
Site officiel: non
Support: pc-cd
Version: Française
Jeu: Clavier-souris ou gamepad
Particularité: Aventure-action, choix de la vue 1ère / 3ème personne.

Au début du XXIè siècle, une expérience scientifique de grande envergure visant à prouver l’existence de mondes parallèles tourne à la catastrophe : une brèche est accidentellement ouverte entre notre univers et l’un de ces mondes, menaçant de tout engloutir dans un trou noir à brève échéance. La sonde utilisée pour l’expérience, attaquée par des autochtones, est restée coincée « de l’autre côté », endommagée, bref, un vrai désastre. Une équipe de scientifiques, accompagné d’un ancien Marine aux gros bras, est alors envoyée pour tenter de retaper la sonde, la ramener dans note univers et refermer cette foutue brèche (rien que ça).
C’est là que tout commence. Vous incarnez l’ex-Marine, Cutter Slade, et vous réveillez après le transfert dans ce fameux monde parallèle nommé Adelpha. Cutter fait alors connaissance avec la population locale (les Talans), qui le prend pour un envoyé des dieux. De fait, le monde d’Adelpha connaît une dictature contre laquelle se rebelle une poignée de Talans. Le héros va alors connaître une double quête : débarrasser les Talans de la tyrannie, et retrouver le reste de l’équipe ainsi que la sonde pour pouvoir sauver la Terre et rentrer à la maison. L’univers du jeu, réparti en 6 régions (les neiges, les marais, la ville, les temples, les mines et la forêt) est immense, varié, chatoyant, et toutes les actions de Cutter influent sur le comportement des Talans à son égard. La bande-son, composition originale interprétée par l’Orchestre Symphonique de Moscou, est grandiose, les voix sont d’un excellent niveau (celle de Cutter est interprétée par Patrick Poivey, voix française officielle de Bruce Willis) et la durée de vie importante. Mais Outcast, c’est surtout une expérience interactive extraordinaire, mêlant action, réflexion mais aussi humour et émotions, les liens parfois complexes qui unissent certains personnages ajoutant à l’immersion et à la crédibilité de l’ensemble. De même, l’univers exploré possède, outre une faune et une flore bien spécifiques, ses propres codes sociaux et religieux, son propre vocabulaire, que le joueur devra peu à peu maîtriser pour progresser dans l’aventure.
Très éloigné du point & click, ce jeu est un jeu d’aventure-action au sens fort du terme : scenario prenant, monde à explorer immense et immersif, dans lequel combats et énigmes cohabitent ; mais il est surtout une expérience forte, et malgré un relatif échec commercial, mérite d’entrer au panthéon des grands jeux. Incontournable et inoubliable.
Note globale : 10/10
Philippe87 (02/05/11)




Outcry
Année: 2008
Développeur: Phantomry Interactive
Éditeur: The Adventure Company
Site officiel: oui
Support: pc
Version: Anglaise
Jeu: Souris point & clic
Particularité: Ancien titre: Sublustrum

Après avoir terminé le jeu, j’ai cherché à en traduire le titre précisément, car bien que maîtrisant l’anglais suffisamment pour pouvoir suivre l’intrigue au plus près, il me manquait la définition exacte du terme. J’ai trouvé, au choix : tollé – huées – protestations – vociférations - ce qui je dois le dire, m’a laissée encore plus perplexe qu’avant car tout bien considéré, je ne vois toujours pas le rapport entre le jeu et son titre « Outcry ». Mais bref, la question n’est pas là, et commençons par le commencement.Le jeu débute par une courte cinématique dans une gare vieillotte, où l’on relit la lettre reçue d’un frère que l’on a pas revu depuis une éternité, et qui nous demande de le rejoindre pour voir des événement étranges, auxquels à part lui, personne n’a encore assisté. Seulement, voilà … pas de chance !!! Lorsqu’on arrive à sa maison, la gouvernante nous informe qu’il vient de mourir. Elle nous donne les clefs, et nous laisse nous débrouiller dans cette demeure où tout semble avoir été dévasté.
De ce point de vue, Outcry est typiquement un « Mystlike ». Nous débarquons sans but précis et sans savoir quoi faire. Mais des indices nous sont rapidement fournis, sous forme de documents, principalement, Des machines bizarres ne demandent qu’à fonctionner, bien que vu leur état de délabrement, on se demande si une goutte d’huile suffira … On comprend que le frangin, qui avait de sérieux comptes à régler avec lui-même, a construit un système qui permet de remonter le temps dans sa propre existence, pour tenter d’en changer le cours. Le jeu se joue à la première personne dans une atmosphère surannée et un brin mélancolique, aidée en cela par des décors aux couleurs sépia et un musique doucettement morose. Le déplacement se fait de point en point, à partir desquels une vue panoramique à 360° permet de fouiller les lieux. Il me paraît nécessaire de signaler un passage obligé par les réglages techniques, pour neutraliser cette espèce de flash qui accompagne chaque mouvement, faute de quoi, on risque la migraine à court terme.
Les énigmes sont variées – même si elles ont un air de « déjà vu » - logiques et difficiles. Les indices fournis sont la plupart du temps suffisants pour en venir à bout, et si l’on n’a pas bien compris l’indice, un supplément sonore vient parfois à la rescousse – à condition que l’on ait l’ouïe très fine. Les puzzles et énigmes sont relativement bien intégrées au scénario. Si j’émets cette légère réserve, c’est qu’on évolue dans un monde totalement onirique, et qu’alors tous les coups sont permis … c’est le pouvoir discrétionnaire des concepteurs, pas vrai ?? Mais le côté extrêmement appréciable, c’est qu’il n’y a ni épreuves chronométrées ni risque de mort subite et je regrette qu’il n’y ait pas eu plus de mondes, ou plus exactement, de voyages dans le temps, à parcourir.
Même un peu court, au final le jeu se révèle très correct et considérant qu’Outcry est la première œuvre d’un groupe de développement basé à St Petersbourg, nul doute qu’ils nous réservent à l’avenir d’autres bonnes surprises.
Note globale : 15/20
Babouchka (02/08/09)




Overclocked: Thérapie de Choc
Année: 2008
Développeur: House Of Tales
Éditeur: Micro Application
Site officiel: oui
Support: pc-dvd
Version: Française
Jeu: Souris point & clic
Particularité: Vue: 3eme personne

Jeu classique de type point & click, Overclocked se démarque tout de même par son scénario qui, à la manière du film Memento, se dévoile petit en petit en remontant le cours des événements, afin de retracer l'histoire de cinq jeunes gens retrouvés errants et amnésiques en plein New-York. L'atmosphère oppressante en fait un jeu très immersif, d'autant que la musique et les dialogues sont très bien intégrés au scénario. Difficile d'en décrocher !!! Côté graphismes, rien à redire. Le gameplay est parfait, les déplacements rapides, et aucun bug à signaler. Bref, un très bon crû pour cette nouvelle année.
Note globale : 16/20
Twinkie (14/04/08)

Overclocked sera un de mes jeux préférés cette année. J’ai adoré l’histoire, l’ambiance, les cinématiques, longues, assez noires. L’immersion a été totale après un petit temps d’adaptation. N’est pas psychiatre qui veut !
Une fois les premiers pas effectués, l’aventure est rapidement devenue très intuitive. Quand on interroge un patient, le suivant vient très logiquement et tout s’enchaîne. Il est nécessaire cependant de noter l’essentiel car on a besoin entre autres souvenirs de deux codes et d’un mot précis pour continuer et il m’a été difficile de retrouver les bons enregistrements des séances à réécouter. Côté technique, aucun bug. Le jeu a été très fluide.
Il est facile pour peu qu’on note bien l’essentiel des séances. Selon moi, il tient du film interactif et personnellement, j’adore. Les personnages sont très vite attachants et on recherche avec impatience la tragédie qui les relie. Quelques clins d’œil : on voit l’affiche du jeu « the moment of silence » des mêmes créateurs, sur l’affiche du bus. De même, un détail amusant : au fur et à mesure qu’on avance, la voiture garée devant l’hôtel est démontée peu à peu, peut être à l’image de la vie du héros qui sombre inexorablement…Sa vie privée est aussi importante que son enquête, elle s’y entremêle, et la musique et les videos très soignées donnent une ambiance vraiment très prenante.
La fin est une fin ouverte…comme j’aime…J’ai mis un moment à quitter vraiment ce jeu une fois que la vidéo finale s’est achevée. Je le conseille à tous qui aiment les jeux simples, intuitifs et les longues cinématiques immersives…
Note globale : ---
Perline (27/04/08)

5 jeunes gens d’une vingtaine d’années sont retrouvés errants dans les rues de New-York, armés, à moitié nus, et dans l’état de confusion le plus extrême. Ils sont placés dans le vétuste et proche hôpital de Staten Island, où l’on dépêche en urgence un éminent psychiatre de la capitale, David McNamara, pour pouvoir les étudier et tenter de les guérir. Ses armes seront la réflexion, la psychologie et un pendule pour pouvoir les hypnotiser et leur faire subir une régression dans leur proche passé pour savoir ce qui leur est arrivé. Vous jouerez bien évidemment dans ce jeu le rôle de ce psychiatre.
On voit bien qu’Overclocked est un jeu de House of Tales, il en présente les qualités habituelles et les défauts redondants. Le grand point fort de ce jeu est son histoire passionnante, rehaussée en plus cette fois par la possibilité d’incarner les jeunes gens lors de leurs flash-backs, et de ce fait vivre et ressentir plus intensément ce qui les a fait basculer dans ce que les gens appellent communément la « folie ». Les personnages ont tous aussi un background intéressant, même les secondaires, ils ne sont pas esquissés superficiellement comme bon nombre de jeux.
Au tour des points faibles maintenant. Comme toujours des graphismes moyens, ou du moins minimalistes, des personnages ayant certes une personnalité bien définie mais tous furieusement antipathiques, un nombre d’écrans de jeux qui frise l’indigence : l’hôtel, l’hôpital, la base militaire et basta. Enfin, les énigmes qui sont vraiment réduites ici à leur portion congrue, il y en a peu et elles ne sont vraiment pas difficiles à résoudre. De plus, le processus pour faire retrouver la mémoire aux patients est toujours le même, un objet précis ou un enregistrement de conversation sur votre PDA. De fait, vos journées seront rigoureusement les mêmes sur les 5-6 jours du jeu, à part la dernière : réveil à l’hôtel, 2-3 coups de fil, prendre le ferry pour aller à l’hôpital, faire le tour des chambres à plusieurs reprises pour interroger les patients tout en évitant le docteur et son assistante, tous les 2 aimables comme des portes de prison, rentrer à l’hôtel le soir, 1 ou 2 autres coups de fil et enfin aller picoler dans le bar du coin en racontant sa vie, avant d’aller vous coucher.
En conclusion, Overclocked est un jeu qui ne vaut presque que pour son histoire et son scénario. Mais comme ceux-ci sont très bons, on prend de l’intérêt au jeu et on le continue car on veut découvrir la vérité. Pour les aficionados des énigmes par contre, passez votre chemin, vous seriez très déçus. Cela empêche Overclocked d’être un très bon jeu, il n’en reste pas moins une sorte de film interactif très plaisant à suivre, mais sans aucune envie d’y rejouer une fois terminé. Le Sanitarium du pauvre.
Note globale : 15,5/20
jppkeyser (16/03/09)







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