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Pages d’histoire par Reardon

Pages d’histoire (autour du jeu vidéo d'aventure)



Période Jeu Date/Jeu Article Date
Préhistoire Au cœur de Lascaux Paléolithique La découverte de Lascaux 1940
Antiquité Egypte 2 1350 av JC Héliopolis ---
'' Egypte 3 --- Ramsès II 1305-1213
'' Egypte 1156 av JC 1156 av JC Les pilleurs de la Vallée des Rois 1090 av JC
'' Salammbô 3ème s av JC La rébellion des mercenaires -241 à -238
'' Qin --- Qin Shi Huang(di) un souverain mégalomane -259 à -210
'' Cléopâtre --- Un destin tragique -69 à -30
'' Rome - 43 L’erreur de Cicéron - 43
'' Pompéi 79 La mort de Pline l’Ancien 79
'' SPQR 205 L’instabilité du 3ème siècle naissant 192 - 217
Haut Moyen Age Les Chevaliers d’Arthur 7ème s Arthur, une légende ---
'' Cosmology of Kyoto 900 L'ère Heian 794 à 1185
'' Vikings An mil Harald à la Belle Chevelure 854 - 931
Moyen Age L’Emerillon 1137 Aliénor d’Aquitaine 1124 - 1204
'' Croisades 1183 La troisième croisade 1189 - 1192
'' La Légende du Prophète et de l'Assassin 1247 Jébus ---
'' Pilgrim Début 13ème L’Inquisition 13ème et 14ème
'' Les secrets d’Alamut 1252 Alamut-La légende du Prophète et des Assassins 1090 - 1256
'' --- --- Philippe le Bel et les Templiers ---
'' Paris 1313 1313 Les orfèvres 13ème et 14ème
'' Louvre 1313 Les Rois Maudits 1314 - 1328
Renaissance Aztec 1517 Huitzilopochtli ---
'' Pour l’or et la gloire --- Hernán Cortés et l’Eldorado 1485 - 1547
'' The Secrets of Da Vinci 1522 Léonard de Vinci dans le jeu vidéo d’aventure ---
'' Jerusalem 1552 Roxelane, l’égérie de Soliman 1505 - 1558
'' Nostradamus 1566 Réalité de Nostradamus 1547 - 1555
Grand Siècle Chine 1775 Les sceaux impériaux ---
'' L’Athanor 1682 Installation de la Cour à VersaillesL’athanor 1682
'' Versailles 1 1685 La conspiration de La Truaumont 1674
'' Versailles 2 1700 La guerre de succession d’Espagne 1701 - 1714
Lumières Mozart 1788 Mozart à Prague : Don Giovanni 1787 - 1788
Empire L’Oricou 1809 Joseph Fouché, duc d’Otrante 1759 - 1820
20ème siècle Titanic 1912 Divagations et prémonitions ---
'' Aménophis Années 30 La malédiction de Toutankhamon 1922
'' Berlin 1943-1943 Les Trümmerfrauen 1945
'' Paradise 20ème s Les dictateurs africains ---




Sans systématiquement chercher à approfondir les connaissances culturelles du joueur, le jeu d’aventure historique excite souvent la curiosité en faisant appel à de lointains souvenirs scolaires envisagés sous forme ludique ou anecdotique. Avec ce survol de l’Histoire de l’Humanité sur laquelle j’ai braqué un projecteur sélectif toujours en liaison avec le jeu géniteur, j’espère inciter mes lecteurs à porter à l’Histoire autant d’intérêt que j’en éprouve moi-même.

Préhistoire

Au cœur de Lascaux (2005)
A l’époque paléolithique, Arok, un jeune chasseur des hauts plateaux, part à la recherche d’un peintre nomade dont le passage dans son campement l’a bouleversé.

La découverte de Lascaux
Le sujet principal de ce jeu tourne autour des peintures rupestres de Lascaux. Si les théoriciens sont très partagés sur le sens de ces représentations, l’anecdote concernant la découverte de la grotte mérite d’être rapportée : quatre jeunes garçons effectuent une ballade dans la région de Montignac (Dordogne), à une quarantaine de kilomètres de Périgueux ; ils sont accompagnés de leur chien qui va fureter dans un trou et qui bien sûr, tête de chien, fait la sourde oreille lorsqu’on le rappelle. Ils tentent de le récupérer et pénètrent dans une grotte. On imagine leur stupeur lorsqu’ils découvrent que les parois de celle-ci sont couvertes de graffiti représentant des animaux. Le chien récupéré, ils s’en vont faire part de leur découverte à leur maître d’école, M. Léon Laval. Celui-ci contacte quelques autorités après une enquête préalable – il redoute la supercherie, sachant par expérience à quel point les jeunes garçons peuvent être farceurs. Quelques temps après pourtant, Henri Breuil préhistorien de renom, confirme l’authenticité de ces peintures rupestres. Le 27 décembre 1940, la Grotte de Lascaux entre dans l’Histoire.

Antiquité

Egypte 2, La prophétie d’Heliopolis (2000)
Héliopolis, la Cité du Soleil, centre de l'apprentissage du savoir, est l’une des plus importantes capitales de l'Egypte en 1350 av J.C. Une inquiétante et terrible épidémie menace de détruire cette ville vouée au culte du dieu Rê. Tifet, jeune prêtresse de Sekhmet, déesse de la médecine, se lance à la recherche d'un remède pour sauver son père adoptif et les habitants d'Héliopolis. De mystérieuses révélations en étranges disparitions, sa quête va l'amener à découvrir les relations suspectes qui se sont nouées entre pouvoir et religion...

Règne d’Aménophis III (1391-1353)
Héliopolis
La cité d’Onou rebaptisée Héliopolis (Ville du Soleil) par les Grecs, a connu la grandeur et la décadence. Onou était une métropole religieuse de l'Ancien Empire entièrement dévouée au culte du Soleil et aux divinités qui l'incarnaient : Rê, le Soleil au zénith, mais aussi Khépri, Soleil Naissant et Atoum, Soleil Couchant. Depuis le Temple de Rê, il était semble-t-il possible de voir les pyramides de Khéops et de Gizeh, sites funéraires royaux. De cette cité sacrée, la troisième ville après Waset (Thèbes) et Men-Nefer (Memphis), il ne reste qu'une partie du tracé de l'enceinte du principal sanctuaire et l'obélisque de Sésostris (Senusert Ier). De nombreux obélisques par ailleurs ornaient les temples : ils furent déplacés par les conquérants successifs pour se dresser dans leurs capitales : Rome, Alexandrie, Constantinople...
De nombreuses grandes figures de l’Antiquité gréco-romaine séjournèrent dans la cité afin d’y puiser les sources nécessaires à leurs œuvres dans le vieux fond culturel enregistré par les prêtres de Rê. C'est encore à Héliopolis que Manéthon de Sebennytos (3ème siècle av. J.-C.), prêtre de Rê, rédigea l'Histoire de l’Egypte à partir des archives consignées dans le Grand Temple et sur commande de Ptolémée Ier.
Mais la ville perdit de son aura culturel avec la montée en puissance d’Alexandrie jusqu’à sombrer dans l’oubli. Celle qui durant trois millénaires avait été le centre d'une activité religieuse, culturelle et intellectuelle intense fut pillée, carrière inépuisable des époques postérieures et a disparu sous l’un des quartiers du Caire.

Egypte 3, Le destin de Ramsès (2005)
Au crépuscule de sa vie, Ramsès II ne supporte pas l’idée d’abandonner le formidable royaume qu’il a construit. Amon Rê, dieu parmi les dieux, accepte de prolonger son règne à condition que Ramsès reconstruise son temple et y érige l’obélisque le plus colossal jamais construit par l’homme.
Mais le chantier de Pi-Ramsès ne tarde pas à être troublé par d’étranges incidents. Maya, une jeune prêtresse, est chargée par le souverain de résoudre les mystères qui se cachent derrière ces événements.

Ramsès II (1305-1213)
Fils de Séthi 1er, Ramsès II régna 66 ans, et son règne sans conflit important, fut marqué par la dernière grande période de prospérité de l'Égypte ancienne, favorisant le développement des arts et des métiers. Il se maria une douzaine de fois, mais son harem comptant au moins deux cents concubines lui donna une plus qu'abondante progéniture, près de 110 garçons et filles. Son épouse préférée fut Néfertari de laquelle il eut neuf enfants et pour laquelle il fit édifier une somptueuse tombe souterraine (hypogée) dans la vallée des Reines à proximité de Thèbes.
Ramsès II fit de Pi-Ramsès à l'est du delta du Nil, sa capitale, et en grand bâtisseur la dota de temples, d'un grand palais, d'un port, d'arsenaux et de structures défensives. Garant de l'équilibre entre les hommes et les dieux et soucieux de préserver l’ensemble des peuples dépendant de lui, Ramsès sut donner aux multiples cultes de l’Empire une place conséquente, tout en favorisant le culte de Rê, fort conscient de l'emprise sur le pays du clergé de Thèbes consacré à Amon-Rê et qui constituait pour le pouvoir royal une réelle menace.
Dans un souci de préservation et pour éviter les pillages, sa momie fut déplacée par les prêtres et placée dans un sarcophage ayant appartenu à son grand-père Ramsès 1er. Lorsqu’elle fut redécouverte au 19ème siècle, alors qu’on en retirait les bandelettes, l’un de ses bras se tendit brutalement, provoquant dans l’assistance venue assister au spectacle, panique et débandade.

Egypte 1156 av.JC, L’énigme de la tombe royale (1997)
Remontez le temps et incarnez un Egyptien résidant à Thèbes sous le règne de Ramsès III. Ce jeu culturel vous plonge au coeur d'une incroyable aventure : votre père est accusé d'avoir commandité le pillage d'une tombe royale. Il sera exécuté et son nom effacé de l'histoire... A moins que vous ne parveniez à l'innocenter ! Pour élucider le mystère, explorez plusieurs sites de la région thébaine et de la Vallée des Rois et croisez des personnages fascinants. Apprenez à connaître, le temps d'un jeu, les différents aspects -politiques, sociaux, religieux, culturels...- de leur civilisation.

Les pilleurs de la Vallée des Rois
La Vallée des Rois se situe sur la rive ouest du Nil à hauteur de Thèbes (Louxor). Elle recèle les sépultures de pharaons, mais aussi de pharaonnes et de nobles de l’Empire. Soixante-trois tombeaux y ont été dénombrés. La plus ancienne tombe connue sur le site est celle de Thoutmôsis Ier et la plus récente celle de Ramsès XI.
Cette vallée destinée à recevoir post mortem des empereurs- dieux et toutes leurs richesses avait été choisie car elle disposait d’une protection naturelle sous forme de hautes falaises abruptes. Elle était de plus gardée par des troupes d’élite venues de Nubie, les guerriers Medjaïs. Mais sous le règne de Ramsès XI (-1098- -1069), une crise économique (vers -1090) et le délitement du pouvoir royal vont entraîner l’apparition des pilleurs de tombes, un pillage organisé auxquels comme le laissent entendre certains documents des fonctionnaires peu scrupuleux n’auraient pas été étrangers.
Tous les tombeaux sans exception, celui de Toutankhamon y compris, furent ouverts ; mais pour ce dernier on pense que, forcé par deux fois, les pilleurs furent interrompus dans leurs desseins et n’emportèrent que des bribes du trésor colossal qu’il contenait ; pour tous les autres, les trésors disparurent et les momies royales et leurs cercueils furent déplacés et cachés.

Salammbô (2003)
IIIème siècle avant Jésus-Christ. Malgré l'appui de milliers de mercenaires, la fière cité de Carthage vient d'être terrassée par sa rivale Rome lors de la première guerre punique. Au milieu des massacres, Salammbô, fille du commandant des forces carthaginoises, s'éprend du chef des mercenaires, Mathô, qui assiège la cité pour recevoir paiement de ses services. Salammbô est un roman historique français de Gustave Flaubert (1821-1880), paru en 1862 chez Michel Levy.

La rébellion des mercenaires (-241 - -238)
La ville commerçante de Carthage (en Tunisie actuelle) ne disposant pas de suffisamment de troupes pour protéger et défendre ses intérêts avait recours à des mercenaires –comme beaucoup d’autres cités antiques d’ailleurs. Ainsi lors de la Première guerre punique qui l’oppose à Rome pour la suprématie sur la Sicile, l’armée carthaginoise de Sicile est essentiellement composée de mercenaires. A peine achevée par la victoire romaine des îles Egates en – 241, un nouveau conflit naît : les mercenaires carthaginois n’ont pas touché les lourds arriérés de solde auxquels ils pouvaient prétendre. Les autorités de Carthage qui doivent déjà payer à Rome un lourd tribut différent ce paiement. Las d’attendre, les mercenaires se soulèvent, conduits par le campanien Spendios et le libyen Mathô. Les généraux carthaginois sont impuissants ; seul Hamilcar qui avait combattu en Sicile semble capable de résoudre cette révolte. Il rentre précipitamment à Carthage et prend la destinée de la ville en main. La guerre dure plus de trois ans : elle s’achève dans le défilé de la Hache, au sud de Carthage.
Le défilé de la Hache (Flaubert)
Enfin, un soir, entre la Montagne-d'Argent et la Montagne-de-Plomb, au milieu de grosses roches, à l'entrée d'un défilé, ils [les mercenaires] surprirent un corps de vélites ; et l'armée entière était certainement devant ceux-là, car on entendait un bruit de pas avec des clairons ; aussitôt les Carthaginois s'enfuirent par la gorge. Elle dévalait dans une plaine ayant la forme d'un fer de hache et environnée de hautes falaises. Pour atteindre les vélites, les Barbares s'y élancèrent ; tout au fond, parmi des boeufs qui galopaient, d'autres Carthaginois couraient tumultueusement. On aperçut un homme en manteau rouge, c'était le Suffète, on se le criait ; un redoublement de fureur et de joie les emporta. Plusieurs, soit paresse ou prudence, étaient restés au seuil du défilé. Mais de la cavalerie, débouchant d'un bois, à coups de pique et de sabre, les rabattit sur les autres ; et bientôt tous les Barbares furent en bas, dans la plaine.
Puis, cette grande masse d'hommes ayant oscillé quelque temps, s'arrêta ; ils ne découvraient aucune issue. Ceux qui étaient le plus près du défilé revinrent en arrière ; mais le passage avait entièrement disparu. On héla ceux de l'avant pour les faire continuer ; ils s'écrasaient contre la montagne, et de loin ils invectivèrent leurs compagnons qui ne savaient pas retrouver la route.
En effet, à peine les Barbares étaient-ils descendus, que des hommes, tapis derrière les roches, en les soulevant avec des poutres, les avaient renversées ; et comme la pente était rapide, ces blocs énormes, roulant pêle-mêle, avaient bouché l'étroit orifice, complètement.
40.000 mercenaires sont exterminés.




Qin, Tomb of the Middle Kingdom (1998)
L'action se situe en 2010. Je me porte volontaire pour une excavation. La cité souterraine est pleine de pièges. Je tombe dans un trou... et je dois en sortir, après avoir fabriqué un élixir. Comme traitement, ce jeu ressemble à Mystère au Palais d'été. Il se joue au clavier mais est très facile d'exécution. Les énigmes sont de faciles à un peu plus ardues mais nous avons tous les élément pour les résoudre. Il y a une carte pour faciliter le déplacement et nous faisons même de la télétransportation. Le jeu est en chinois avec une traduction écrite en anglais. (Lise, AAC)

Qin Shi Huang(di) un souverain mégalomane (- 259 - -210)
Qin Shi Huang (-259 –-210) fut d'abord roi de Qin : il a 13 ans en – 246 lorsqu’il monte sur le trône. Entre 230 et 221, il parvient à reconquérir toutes les provinces chinoises, et prend à cette date le titre d’empereur pour devenir Qin Shi Huangdi. Fondateur de la dynastie Qin, il inaugure l’empire chinois qui durera plus de deux millénaires : de 221 av. J.-C. à 1912. En dehors de cette unification territoriale, Qin Shi Huang procède aussi à l'unification politique, sociale, commerciale et linguistique : il normalise les poids et les mesures, la monnaie, les lois et règlements et uniformise les caractères d'écriture. En revanche, à partir de 213 av. JC, les intellectuels disciples de Confucius sont pourchassés pour leur attachement au féodalisme et les livres détruits.
Afin de protéger l'empire des incursions des pillards, venus de Mongolie, il fait dresser une ligne de défense continue de 5000 Km de long, la Grande Muraille, reliant les petites fortifications isolées préexistantes dans les provinces du Nord. Obsédé par la mort, Qin Shi Huang ordonne aux médecins et scientifiques qui l'entourent de lui procurer un élixir d'immortalité. Il a entendu dire qu'il existe des immortels sur une montagne à une quarantaine de kilomètres du palais. Ces derniers semblent posséder un secret leur procurant la vie éternelle : il tente de les contacter afin de les rencontrer dans son palais, mais personne ne venant, il fait construire une route directe du palais à la montagne, puis un immense escalier de 36 000 marches pour en atteindre le sommet et se rend en personne au soi-disant sanctuaire. Cette tentative infructueuse débouche sur une furieuse colère : vexé d'avoir été berné, il fait peindre la montagne en rouge avant de la raser. Pourtant cette expérience ne lui sert guère : quelques temps plus tard, lui parvient l'information que d'autres immortels vivent sur une île au large de la Chine. Il affrète alors un navire gigantesque pour les ramener en Chine. Le navire ne reviendra jamais.
En désespoir de cause, toujours en proie à ses hantises, il fait appel à un mage. Celui-ci lui fabrique des perles rouges en cinabre, censées lui donner chacune six ans de vie supplémentaire. Il est à supposer que ces perles composées de mercure et de soufre, le menèrent directement à la mort.
Ne voulant pas demeurer seul dans la mort, Qin Shi Huang prend les devants en faisant construire un énorme tumulus : le mausolée de Xi'an, qui s'étend sur environ 56 Km², et recouvre une fosse dans laquelle il ordonne qu’à sa mort son armée soit enterrée avec lui. Qin Shi Huang meurt en -210. En 1974, des paysans creusant un puits redécouvrent ce site qui révélera près de huit mille soldats, chevaux et chars en terre cuite, tous différents les uns des autres.

Cléopâtre, Le destin d’une reine (2007)
La guerre civile entre les partisans de Cléopâtre et ceux de son frère et époux, Ptolémée XIII, ravage le pays. C'est dans ce climat de terreur que Thomas, jeune apprenti en astronomie, découvre avec effroi que son maître Akkad, maître en astronomie et en astrologie aux ordres de Cléopâtre et sa fille Iris dont il est amoureux, ont été enlevés. Il part alors sur leurs traces. Il apprend au cours de ses recherches que Cléopâtre elle-même avait demandé à Akkad de lui faire une divination et que les partisans de Ptolémée XIII sont à l'origine de l'enlèvement. Elle lui promet qu'en échange de tablettes nécessaires à la divination, ses gardes retrouveront le maître et sa fille.
Au cours de son enquête, Thomas sera amené à explorer des lieux mythiques tels que la Bibliothèque d'Alexandrie parfaitement reconstituée en se basant sur les derniers travaux des archéologues ou son Phare, entièrement modélisé, à rencontrer sa reine et bien d'autres personnages plus mystérieux les uns que les autres. Arrivera-t-il à sauver son maître, sa bien-aimée afin qu'ils puissent décrypter les astres ? Le destin de l'Egypte et de sa reine sont entre ses mains car sans cette prophétie, tout est perdu. Cette aventure plonge le joueur dans la période la plus tourmentée de l’Egypte antique. Tout au long de l’histoire, il devra aider la reine Cléopâtre à prendre les bonnes décisions pour rétablir son autorité et la paix sur l’empire.

Un destin tragique
Cléopâtre (-69 - -30) est la fille de Ptolémée XII qui meurt en -51. Par désignation testamentaire, Cléopâtre et son cadet de trois ans Ptolémée XIII sont appelés à lui succéder. Pour préserver son droit, la reine ne pouvant régner seule, ils s’épousent nominalement. Après trois années d’un pouvoir chaotique, ils en arrivent à un point de rupture qui engendre une guerre civile. Cléopâtre est chassée du trône, et rétablie en -46 suite à l’intervention de César. Celui-ci en effet a vaincu Pompée à Pharsale en -48. Pompée qui avait été soutenu militairement par les Egyptiens, trouve fort à propos de se réfugier en Egypte après sa défaite. Mais Ptolémée XIII soucieux de rester en bon terme avec le vainqueur, fait assassiner Pompée dès qu'il foule le sol égyptien. Deux jours plus tard, César en débarquant à son tour apprend ce forfait ce qui le rend furieux. Désireux par intérêt personnel de réconcilier les deux souverains, il les fait convoquer fin - 48 au palais royal d'Alexandrie. C’est là qu’aurait eu lieu l'anecdote du tapis dans lequel la reine se serait dissimulée pour parvenir jusqu’à César. La tentative de conciliation échoue et César se retrouve même prisonnier. Mais au début de – 47, Ptolémée XIII se noie dans le Nil. C’est la fin du conflit et le début de la relation amoureuse entre César et Cléopâtre, de trente ans plus jeune que lui.
Lorsque César repart, l’Egypte est passée sous protectorat romain, mais Cléopâtre qui sur ordre de César épouse un autre de ses frères, est la seule à détenir réellement le pouvoir. Elle va durant deux ans séjourner à Rome. De ce séjour naîtra un fils Césarion. C’est l’assassinat de César en - 44 et la situation confuse qui s'ensuit qui incite Cléopâtre à regagner Alexandrie où elle reprend les rennes de l'autorité. Elle commence d’ailleurs par faire assassiner son époux, Ptolémée XIV pour être seule régnante.
En – 41, elle fait la connaissance de Marc Antoine qui avec Octave est l’un des héritiers de César. Elle a 29 ans, lui la quarantaine. Lorsqu’il décide d’entreprendre une expédition contre les Parthes, il convoque les souverains des royaumes clients, y compris la reine d'Égypte. Connaissant sa vanité et son goût du luxe, elle arrive « dans un navire à la poupe dorée et aux voiles pourpres, siégeant sous un dais d'or entourée d'un équipage déguisé en Nymphes, Néréides et Amours ». Elle convie à son bord Marc Antoine pour un fastueux banquet. Leur liaison durera dix ans.
Marc Antoine est obligé de rentrer à Rome en - 40, car s’y affrontent ses partisans et ceux d'Octave. Il conclut alors la paix de Brindes et épouse Octavie sœur d’Octave. Pendant ce temps à Alexandrie, Cléopâtre accouche de jumeaux : un garçon Alexandre Hélios, et une fille Cléopâtre Séléné.
Séparés durant trois ans, les deux amants se retrouvent à Antioche (- 37). Un troisième enfant naît alors, Ptolémée Philadelphe. En - 35, Césarion est proclamé Roi des Rois, ce qui n’est sans doute pas étranger au fait que les relations s'enveniment à nouveau en -32 entre Octave et Antoine. Et si Césarion avait l’idée de reprendre un jour l’héritage paternel ! Octave commence alors une campagne de dénigrement systématique contre Antoine et ‘son égyptienne’ qui selon sa propagande ‘souhaite régner sur Rome’. Marc Antoine qui dispose d’une supériorité incontestable sur Octave laisse pourtant son adversaire si bien s’organiser qu’il est défait à Actium en – 31. L’Egypte a engagé beaucoup de forces dans la bataille, mais avant l’issue fatale, Cléopâtre qui a senti dans quel sens tournait le vent a retiré la majorité de sa flotte. Antoine de retour en Egypte ne fait aucun cas de l’avancée d’Octave : il s’adonne à la bonne chère et aux plaisirs terrestres. Octave atteint Alexandrie en – 30. En apprenant le soi disant suicide de Cléopâtre, Marc Antoine se jette sur son glaive. Quelques jours plus tard, Cléopâtre se fait livrer une coupe de figues contenant deux serpents venimeux. Césarion sera exécuté sur ordre d'Octave quant aux trois enfants nés d'Antoine et Cléopâtre ils seront emmenés à Rome et élevés par Octavie, restée fidèle à la mémoire de son mari.

Rome, Le testament de César (2000)
Rome, un an après l'assassinat de César (-44 donc en -43). La ville est déchirée par les complots et les trahisons. Pour sauver la belle Aurélia, incarnez Hercules, valeureux décurion romain, et plongez au coeur des intrigues de la république. Dans une Rome assoiffée de pouvoir, affrontez les meurtriers du dictateur, démêlez les fils de la conspiration et retrouvez un mystérieux document, le testament de César.
Côtoyez Brutus et Marc Antoine, libérez Aurélia et résistez à Cléopâtre. Puis faites-vous un nom à Rome.

L’erreur de Cicéron (106-43)
L’assassinat de César ne résout rien. Malgré la mesure d’abolir la dictature adoptée par le Sénat à l’instigation de Cicéron et de ne pas poursuivre les assassins de César, la République reste vacillante. Lors des funérailles, Antoine fait habilement ressortir toute la sollicitude que César témoignait au peuple (distribution de pain, de terres et de travail) et que selon les clauses de son testament, il continue à lui témoigner. Les chefs républicains quant à eux hésitent à rétablir le gouvernement de l’aristocratie républicaine. Lorsque le jeune Octave, petit neveu de César et que César adopte comme son fils dans son testament, revient en Illyrie (Albanie actuelle) pour y achever ses études, Cicéron convainc ses amis du Sénat, majoritaires, de soutenir Octave contre Antoine dans le but de diviser le parti césarien. Octave se pose dorénavant comme le successeur légitime de César en face de Marc Antoine et des Républicains. Cicéron ne pourra cependant pas abattre Antoine qui par représailles le fera égorger en décembre 43.

Pompéi, La colère du volcan (2000)
Adrian Blake est un cartographe écossais renommé du 20ème siècle. Il partage sa vie entre sa fiancée Sophia et ses explorations aux quatre coins du monde. Mais au retour d’une expédition lointaine, Sophia disparaît mystérieusement. La déesse Ishtar, en qui il a refusé de croire, l’a maudit et le met à l’épreuve. Par trois fois, il va devoir sauver la réincarnation de sa bien-aimée dans trois époques différentes.
La première aventure l’entraîne dans l'Antiquité, à Pompéi, quatre jours avant l'éruption fatale du 24 août 79. Ainsi commence la grande histoire d'amour d'Adrian, devenu Adrien. Lui seul connaît le destin tragique de la ville, et il dispose de quatre journées pour retrouver Sophia, la séduire et la convaincre de fuir avec lui loin du Vésuve.

La mort de Pline l’Ancien
Le Vésuve a déjà menacé par deux fois : d’abord en 62, de violentes secousses sismiques ont détruit une grande partie des édifices publics et privés. Puis en 70, elles ont été si violentes qu’une partie de la population a déserté les lieux en vendant ses biens à très bas prix.
Pline l'Ancien a 56 ans en 79. C’est un encyclopédiste connu qui a rédigé plus de 500 ouvrages et dont l’Histoire Naturelle fera longtemps référence. Il réside à Misène, le plus grand port de la flotte romaine depuis -27 et un site privilégié pour les riches romains, où il exerce les fonctions de préfet maritime. Il a adopté son neveu Pline le Jeune et tous deux ce matin du 24 août 79 du calendrier romain (octobre selon le calendrier grégorien), sont alertés par des mouvements du sol. Les jours qui ont précédés, le Vésuve s’est déjà manifesté mais sans conséquence. L’alerte semble plus grave : le Vésuve entre en éruption. Pline l’Ancien gagne la baie d’où elle est visible autant dans le but d’organiser des secours que par curiosité scientifique. Un énorme nuage s’élève bientôt au-dessus de la baie de Naples : le bouchon de lave qui bloquait la cheminée du volcan vient de céder. Pline l’Ancien s’embarque et tente de gagner Pompéi mais des cendres et des pierres empêchent le navire d’accoster ; il met le cap sur Stabies pour y retrouver un de ses amis, Pomponianus. L’éruption a gagné en violence et la lave en fusion commence à jaillir du volcan. Ne pouvant repartir du fait de l’agitation de la mer, il se résout à demeurer la nuit durant. Réveillé vers 4 h par ses amis, il s’apprête et part en observation sur le rivage. Il meurt asphyxié par les émanations de soufre deux heures plus tard. Le 26 août sont corps sera retrouvé sur la grève.




SPQR : The Empire's Darkest Hour (1997)
Cette fascinante aventure en 3D va vous révéler le fonctionnement de l'empire romain (205, Bas Empire) sur le plan culturel, économique et politique. Vous incarnez un jeune romain qui dispose d'une année pour démasquer un terrible complot et sauver Rome de la destruction....
La prophétesse Sibyl prétend qu’un châtiment va s’abattre sur la ville, incarné par un étranger qu’elle a surnommé Calamitus.

L’instabilité du 3ème siècle naissant
Durant cent ans, l’Empire va errer au gré de l’armée : tantôt les prétoriens de Rome qui constituent la garde rapprochée de l'empereur, tantôt les légionnaires des frontières vont assassiner l’empereur pour le remplacer par un chef qui leur convient. Commode échappe à de nombreux attentats mais en 192, un esclave, Narcisse, chargé de son entraînement au maniement des armes, l'étrangle dans son bain. En 193, Pertinax, préfet de la Ville prend le pouvoir, est proclamé puis assassiné par un groupe de soldats furieux de n'avoir reçu que la moitié de leur solde. Didius Julianus, sénateur très riche, achète alors l’Empire aux Prétoriens. Septime Sévère (193-211) le fait égorger et prend sa place : né à Leptis Magna, et époux d’une syrienne, Sévère est étranger aux formes traditionnelles ; il réhabilite Hannibal, fait diviniser Commode par le Sénat, ce que celui-ci avait toujours refusé de faire, s’appuie sur l’armée ‘Enrichissez les soldats et moquez-vous du reste !’ et entreprend une action contre les vestiges du passé. Son fils et successeur Caracalla (211-217) rend citoyens tous les hommes libres de l’Empire (212). Tout comme Septime Sévère, il comble les soldats mais périra quand même sous leurs coups.

Haut Moyen Age

Les Chevaliers d’Arthur 1& 2 (2000)
Cette épopée nous transporte au VIIème siècle, en plein coeur d'une Angleterre tourmentée, où christianisme et traditions celtes s'affrontent sur les ruines de l'Empire romain. En incarnant un celte ou un chrétien vous vivrez deux aventures différentes dans des décors somptueux en 3D. Une bande originale exceptionnelle et une base documentaire riche complèteront le voyage. Une très mauvaise surprise attend le bon chevalier Bradwen en rentrant chez lui. Il va se voir banni par son usurpateur de demi-frère car son père le roi est mort. (JV.com)

Arthur, une légende
Arthur était le fils du roi de Grande -Bretagne Uther Pendragon et d' Igraine, l'épouse du duc Gorlois de Cornouailles. Conçu en dehors des liens du mariage, il fut élevé, loin de ses parents, par Merlin l'enchanteur. L'ingénieux magicien avait conçu pour Uther Pendragon une magnifique forteresse où figurait la célèbre Table Ronde, à laquelle cent cinquante chevaliers pouvaient s'asseoir.
A la mort d'Uther Pendragon, les Chevaliers de la Table Ronde furent incapables de désigner un successeur et résolurent de demander conseil à Merlin. Le magicien leur répondit que leur prochain roi serait celui qui parviendrait à tirer une épée magique fichée dans le roc.
Des années plus tard, Arthur eut le droit d’assister à son premier tournoi. Un chevalier désigné par Merlin pour veiller sur le jeune garçon y participait, mais s'apercevant qu'il n'avait pas son épée, il chargea Arthur de lui en trouver une. Sans connaître la signification de l'épée dans le roc, Arthur s'en saisit et la remit au chevalier ébahi. C'est ainsi que fut désigné l'héritier d'Uther Pendragon.
Dès le début de son règne, Arthur comprit à quel point il dépendait de la magie. En dressant son épée sans raison contre l'un de ses chevaliers, le jeune homme fut consterné de voir la lame voler en éclats. Désarmé, il fut sauvé par Merlin. Arthur errait, abattu, aux abords d'un lac lorsqu'à sa stupéfaction, il vit surgir de l'eau un bras portant une nouvelle épée magique. Il s'agissait de Excalibur, comme le lui expliqua la Dame du Lac qui la lui remit.
Fort de sa nouvelle arme, Arthur devint un grand roi. Il vainquit les Anglo-Saxons et apporta son soutien au roi d'Ecosse Leodegraunce dans la guerre qui l'opposait aux Irlandais. Pour le remercier, Leodegraunce lui accorda la main de sa fille Guenièvre.
Dans un premier temps, Merlin s'opposa à leur union, car il connaissait bien l'amour que Guenièvre portait à Lancelot, le plus beau des Chevaliers de la Table Ronde. Il finit cependant par bénir le mariage et ce fut à cette occasion qu'il offrit la Table Ronde à Arthur. Néanmoins, Lancelot et la reine devinrent bientôt amants et lorsque Arthur découvrit l'infidélité de son épouse, le chevalier s'enfuit en Bretagne. Arthur le poursuivit et l'assaillit jusque dans sa forteresse bretonne. Il dut cependant lever le siège lorsqu'il apprit que son neveu Modred s'était emparé de Camelot, allant jusqu'à forcer la reine à l'épouser après avoir fait courir le bruit que le roi était mort en campagne. De retour en Angleterre, Arthur rassembla ses chevaliers pour livrer bataille contre les rebelles. Mais avant d'entamer les combats, le roi et Modred acceptèrent de se rencontrer pour tenter de faire la paix.
Comme aucun des deux ne faisait confiance à l'autre, ils ordonnèrent à leurs armées respectives d'attaquer au moindre mouvement d'épée. Lorsqu'un chevalier dégaina son arme pour tuer un serpent, les deux armées se lancèrent dans une terrible bataille. Seuls deux chevaliers d'Arthur survécurent et emportèrent leur roi grièvement blessé loin du champ de bataille jonché de cadavres et de mourants. Sentant sa fin approcher, il demanda à ce qu'on jetât Excalibur dans un lac, qu’une main vint promptement saisir.
Puis Arthur monta à bord d'un bateau magique et disparut. Les derniers mots qu'il prononça furent pour dire qu'il se rendait à Avalon (désignant l'Autre Monde (gallois Annwynn), et qui suggère qu'il s'agissait d'une île remplie de pommiers) afin d'y soigner ses blessures pour pouvoir revenir un jour régner de nouveau sur son peuple.
L'intégralité de cet article en dehors de retouches de moindre importance provient du site La Table Ronde

Cosmology of Kyoto (1993)
Ce jeu propose au joueur d'explorer l'ancienne ville de Kyoto en l'an 900, en plein Moyen-Âge japonais, à l'époque où la cité s'appelait Heiankyo. Il permet de découvrir les légendes et les histoires de ces lieux et de cette époque.

L'ère Heian (794 à 1185)
Afin de se soustraire à l'influence grandissante du bouddhisme importé de Chine et des moines des temples de Nara, l'Empereur Kammu, en 794, décida de transférer la capitale qui durant dix ans avait été Nagaoka, de Heijo-ko (Nara) à Heian-kyô (capitale de la paix), appelée ensuite Miyako (capitale impériale), et finalement Kyôto.
S’étendant sur 4,5 Km d'est en ouest et sur 5 Km du nord au sud, la ville fut édifiée selon un plan en damier, les rues se coupant à angle droit, conformément au modèle des vieilles capitales de Chine et particulièrement de Chang-ban, capitale de la Chine des T'ang.
Au nord, le palais impérial se dresse à l’extrémité d'une large avenue (Suzaku Taiji), fermée au sud par une porte (Rajômon) et encadrée par les temples impériaux de To-ji à l’est et de Sai-ji à l’ouest. Durant les quatre siècles que va durer cette période connue sous le nom de Heian (794-1192), et considérée comme l'âge d'or de la capitale impériale, les arts vont se développer dans un climat de raffinement extrême au sein de la société aristocratique formant la cour impériale et fortement influencée par la Chine. Il sera cependant interdit de construire des temples bouddhistes dans l’enceinte de la ville.
Cette période s’achève brutalement en 1185. La classe militaire samouraï est devenue de plus en plus puissante et deux familles, les Heike et les Genji, entrées en guerre, auront raison de Kyoto de nombreuses fois incendiée et en partie détruite.

Vikings (1998)
A l'aube de l'an mil et de ses grands bouleversements... Les parents de Hjalmar ont été massacrés et le domaine familial n'est plus que cendres et désolation. C'est le début, pour le jeune viking, d'une traque sans pitié. Qui sont les assassins de son père ? Qu'est devenue la hache magique de ses ancêtres ?
De la Norvège jusqu'aux rivages du fabuleux Vinland, future terre d'Amérique, les têtes tombent autour de lui et tout indique qu'il est le meurtrier. Dans un univers viking très fidèlement reconstitué, vous seul pourrez aider Hjalmar à prouver son innocence et à retrouver sa hache dans un monde au bord du Chaos.
Votre enquête est jalonnée d'énigmes basées sur des notions rigoureusement historiques, qui portent sur de réels enjeux maritimes, commerciaux, géographiques, sociaux ou mythologiques.

Harald à la Belle Chevelure
Le sac du monastère de Lindisfarne, au large de la côte nord-est de l'Angleterre, en 793, marque le début de l'ère des pirates nordiques, les Vikings. La Norvège, alors nommée Viken située autour du fjord d'Oslo, dispose de deux types principaux de structures communautaires : des assemblées politiques (tings), réunies autour d'un Allting, et de petits royaumes. Les souverains de la région lancent leurs expéditions maritimes en Europe et établissent en chemin des colonies de peuplement. Et leur puissance ne cesse d'augmenter, à mesure que différentes contrées tombent sous leur domination.
L’un d’eux, Harald (854 - 931), succède à onze ans à son père Halfdan le Noir. Il possède plusieurs petits royaumes assez dispersés, obtenus par conquête ou par héritage et essentiellement situés au sud-est. En 866 il entreprend de conquérir quelques-uns des nombreux minuscules royaumes qui environnent son territoire. En 872 vraisemblablement, il remporte la victoire de Hafrsfjörd, près de Stavanger qui le propulse à la tête d'une vaste partie du pays faisant de lui Harald Ier à la Belle Chevelure (Hårfagre), le premier souverain de Norvège (872-931). A la même époque, des Vikings partent s'établir en Angleterre, France, Irlande et Islande. La légende rapporte que repoussé par la fille d’un roi voisin, Harald avait fait vœu de ne pas entretenir ses cheveux (ni coupés, ni peignés) tant qu’il ne serait pas l’unique roi de Norvège, ce qui lui prit dix ans ; après quoi il changea son surnom de L’Hirsute, pour celui sous lequel il fut ensuite connu.
Durant son règne, Harald dut faire face aux incursions de ces opposants qui avaient trouvé refuge en Islande, dans les Orcades, les Shetland, les Hébrides, les Féroé ou même en Normandie, en Écosse et en Irlande. De ces quartiers d’hiver, ils remontaient harceler l’ensemble de l’Europe du Nord. Il eut également à affronter des révoltes internes suite à son désir d’augmenter les taxes sur les terres. Las des incursions et des exactions de ses ex-compatriotes, il entreprit une expédition vers l’ouest, prit le contrôle des Orcades et contraignit les vikings qui s’y trouvaient à fuir vers l’Islande.
La fin de son règne fut perturbée par les luttes intestines opposant ses nombreux fils (avec huit épouses, il avait eu vingt-trois enfants) auxquels il avait pourtant concédé des fiefs. Au terme de sa vie, il transmit le pouvoir à son fils préféré Éric Hache sanglante, dont il voulait faire son successeur.
L’âge des Vikings s’achève en 1066, avec la défaite du roi de Norvège Harald Hardrada lors de la bataille de Stamford Bridge, en Angleterre.

Moyen Age

L’Emerillon, Enquête à la cour d’Aliénor d’Aquitaine (2005)
Dans ce jeu éducatif, on mène l'enquête en l'an 1137 dans un Poitiers médiéval qui fête le couronnement d'Aliénor et Louis VII comme duc et duchesse d'Aquitaine. Pour atteindre son but et mettre la main sur le redoutable docteur Du Noï, le joueur devient tour à tour page, chevalier, cuisinier ou troubadour dans douze lieux d'art roman reconstitués. On s'amuse avec des jeux surprenants comme la quintaine, la joute d'injures ou le bonneteau... et l'on se régale grâce aux recettes de cuisine... (Tom’s Games)

L’émerillon est un faucon.
Aliénor d’Aquitaine (1124- 1204)
Aliénor, dernière descendante des ducs d’Aquitaine, épouse à 13 ans l’héritier du trône de France, le futur Louis VII. N’ayant que 2 filles et donc pas d’héritier mâle, le couple obtient du pape l’annulation de leur union, en 1152. Lors de la seconde croisade (1148) à laquelle elle avait participé le roi l’avait déjà soupçonné d’adultère avec Raymond de Poitiers. Deux mois plus tard, elle se remarie avec Henri d’Anjou, dit Plantagenêt, qui sera couronné roi d’Angleterre en 1154 sous le titre de Henri II. Aliénor est partagée entre son austère royaume d’Outre- Manche et ses terres d’Aquitaine où elle vit dans le faste en favorisant l'expression poétique des troubadours. Accusée par Henri II, après la naissance de leur huitième enfant, de n’être pas défavorable à la rébellion de vassaux aquitains contre le pouvoir royal anglais et d’avoir soutenu la révolte des barons anglais derrière Louis VII et le roi d’Écosse Guillaume Ier, dans laquelle elle a entraîné ses fils Richard, Geoffroy et Henri le Jeune contre leur père, elle est condamnée à une longue réclusion de 15 ans qui ne s’achèvera qu’en 1189 avec la mort de son époux.
Son fils Richard Cœur de Lion couronné, elle assumera la régence pendant la Troisième Croisade. Après la mort prématurée de celui-ci lors du siège du château de Châlus en 1199, elle se retirera à l’abbaye de Fontevraud, non sans intervenir ponctuellement en politique afin d’asseoir l’autorité de son dernier fils, Jean sans Terre.




Croisades (1999)
1183. Au royaume de Jérusalem les reliques de la Sainte Croix sont en danger. Le roi Philippe confie au chevalier Arthaud, seigneur violent déchu de ses droits, la mission de ramener la vraie croix de Terre Sainte et de déjouer le sinistre complot qui s'y trame.
Confronté aux problématiques militaires, économiques, politiques et religieuses de cette fin du 12ème siècle, seul le joueur pourra faire progresser la quête d'Arthaud en résolvant les énigmes posées au cours de l'aventure. Le joueur accompagne le chevalier Arthaud dans sa quête. La fiction se déroule pendant une année dans 5 mondes médiévaux d'Occident et d'Orient :
- Dun-Le-Roy, fief d'Arthaud.
- Saint Gilles, port d'embarquement des pèlerins, et le navire vénitien "La Lucina"
- Saint Jean d'Acre, important centre économique et politique de la côte levantine.
- Jérusalem, la ville trois fois Sainte.
Dans chaque monde, le joueur est confronté à plusieurs énigmes. Il ne pourra progresser dans la fiction et accompagner Arthaud dans sa quête que s'il parvient à les résoudre. Les énigmes sont basées sur un contenu historique précis, portant sur de véritables enjeux culturels, militaires, géographiques ou religieux.
Pour les résoudre, le joueur devra acquérir des connaissances, par exemple manipuler une machine de siège, tracer sa route à l'aide d'un astrolabe et de cartes maritimes d'époque, créer des recettes d'alchimie... Tous les indices se trouvent dans une base de données historique qu'il devra consulter pour savoir manipuler les différents éléments du jeu.

La troisième croisade dite "Croisade des rois" (1189-1192)
Entre la seconde et la troisième croisade, quarante années passèrent, pendant lesquelles chrétiens et musulmans vécurent souvent en bon voisinage. Beaucoup d'anciens croisés avaient épousé des femmes arabes et avaient adopté nombre de coutumes orientales. Les échanges commerciaux étaient très intenses entre les ports du Levant et ceux des côtes italiennes. Le sultan d'Égypte, Salâh al-Dîn, dit Saladin, avait étendu sa domination sur une grande partie du Levant et établi de bons rapports avec les chrétiens. Mais la violation de ce statu quo par quelques seigneurs fanatiques ramena la guerre dans la région. Saladin battit les chrétiens à la bataille d'Attîn et entra en vainqueur à Jérusalem en octobre 1187. La prise de cette ville entraîna l'appel à la troisième croisade.
A sa tête se trouvaient les souverains les plus prestigieux d'Occident : l'empereur Frédéric Barberousse, le roi de France Philippe Auguste et le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion. Les armées ainsi réunies étaient très importantes. Mais à peine arrivé en Asie Mineure, Frédéric Barberousse se noya. Les deux souverains survivants reprirent la ville de Saint-Jean-d'Acre.
Puis les événements prirent une autre tournure. Le roi de France n'avait qu'une hâte : retourner dans sa patrie et profiter de l'absence de Richard pour mettre la main sur les possessions françaises de ce dernier. Resté seul, le roi d'Angleterre accomplit des prodiges, mais il n'était plus en mesure de battre Saladin. Aussi conclut-il, en 1192, une trêve avec son valeureux adversaire : l'accord stipulait que Jérusalem restait aux mains des musulmans, qui s'engageaient en retour à protéger les pèlerins chrétiens se rendant dans la Ville Sainte ; de plus, les "Francs" conservaient les ports du Levant, ainsi que Chypre. La trêve, hélas ! ne fut signée que pour trois ans.
L'intégralité de cet article en dehors de retouches de moindre importance provient du site http://mboullic.club.fr/les_croisades.htm#rois.

Conséquences des Croisades : La trilogie Coelho

La Légende du Prophète et de l'Assassin (2000)
Le jeu est tiré d'une oeuvre de Paulo Coelho. Dans l’Orient mythique du 13ème siècle (1247), un chevalier, Tancrède de Nérac, déserte l’Ordre des Templiers pour se tailler un fief personnel parmi les peuples du désert et les bandits de grand chemin. Il devient alors As-Sayf « Le Cimeterre », dont la réputation d’exceptionnel meneur d’hommes et de stratège redoutable se répand des frontières de Byzance au désert du Nefoud. Sa légende le précède et son ombre suffit à faire trembler bédouins et tatars. Après des années de cette vie nomade, n’ayant rien conquis d’autre qu’une aura de guerrier redouté dans tout le Proche-Orient, la conscience lourde du poids de ses actes, Tancrède de Nérac, apprend l’existence de Simon de Lancrois. Cet homme, ce prophète, a su rassembler autour de lui des individus de tous horizons, de toutes religions pour les faire oeuvrer dans un but commun : la construction d’une cité idéale à l’écart des tourments du monde Fasciné par ce rêve, Tancrède part à la recherche de Jébus, la ville des disciples de Simon. Après 5 ans d’errance, il parvient au terme de sa quête, aux portes de Jébus. Mais, c’est une ville en ruine qu’il découvre : Simon a trahi ses disciples, il n’est jamais venu. Brisé par la découverte d’une Jébus anéantie, Tancrède reprend la route en jurant de retrouver Simon de Lancrois pour venger son espérance déçue.

Jébus
Jébus, la cité mythique fondée par les disciples de Simon de Lancrois et en quête de laquelle s’achemine Tancrède de Nérac possède une origine réelle dont on trouve mention dans la Bible. Les fils de Chanaan avaient fondé Jébus dans les montagnes. Les jébuséens, à l’origine des peuples de Palestine, était un peuple fort belliqueux. Par crainte ou par calcul politique, ils accueillirent cependant dans leur cité les enfants de Benjamin avec lesquels ils vécurent en bonne intelligence. Quand pourtant, David de retour d'Hébron à la tête de tout Israël, y demanda asile, les portes de Jébus demeurèrent irrémédiablement fermées. La ville fut alors assiégée et finalement prise, mais ses habitants furent épargnés.
Salomon, traitant les jébuséens comme tous les autres peuples cananéens, leur imposa un tribut qu'ils payèrent jusqu'à la dissolution du royaume de Juda.
Jébus plus tard devînt Jérusalem.

Pilgrim (1998)
Créé en 1996 en collaboration avec l'auteur brésilien Paulo Coehlo, illustré par Moebius, Pilgrim est plus qu'un jeu d'aventure : c'est une histoire d'hommes ! A l'aube du 13ème siècle, Simon de Lancrois reçoit des mains de son père mourant un précieux manuscrit convoité par l'Inquisition. Le jeune homme devra le mettre à l'abri des convoitises et survivre à de multiples embûches mortelles
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L’Inquisition
Au début du 13ème siècle, face aux mouvements manichéens cathares et albigeois, l’Eglise décide de mettre en place une institution judiciaire chargée de lutter contre l’hérésie. Elle prendra le nom d’Inquisition (de inquisitio, recherche). Les inquisiteurs, dominicains ou franciscains, cumulant les fonctions de police et de juge de la foi, vont sillonner toute l’Europe – la France à partir de 1233, afin d’y rechercher et d’y punir les pauvres hères soupçonnés d’hérésie. Passant au peigne fin chaque localité de chaque région, ils convoquent l’ensemble de la population contraignant les fidèles à la délation. Sur une société imprégnée de religion mais tournée vers la création artistique, l’Eglise romaine va abattre le voile noir des interdits : elle fait main basse sur l'ensemble de l'écrit et de l'information, l’Inquisition interdisant même la possession de l'Ancien Testament. Elle impose le célibat aux prêtres et interdit toute relation sexuelle en dehors des liens du mariage. En 1252, le pape Innocent IV avec la bulle Ad extirpenda, légitime la torture dans le cadre de l’Inquisition. Les prétendus hérétiques seront soumis à la question afin qu’ils avouent leurs pratiques et dénoncent d’autres hérétiques. Cette folie obsessionnelle amène des excès : le pouvoir des Inquisiteurs est devenu tel que le Saint-siège arrive de moins en moins à le contrôler. En 1306, Clément V ordonne une enquête sur le fonctionnement de l'Inquisition dans le sud de la France et en 1312, il exige lors du concile de Vienne, le contrôle de l'évêque du lieu pour tous les actes de procédure importants de l'Inquisition. Son successeur, Jean XXII, fervent adversaire de l'Inquisition, en réduira considérablement le pouvoir.
Sur la sorcellerie, consulter Sorcières.

Les Secrets d’Alamut (2001)
L'an 1252, le désert de sable de l'Orient. Depuis La Légende du Prophète et de l'Assassin, cinq ans se sont écoulés. Cinq années durant lesquelles Tancrède de Nérac, sillonna le désert à la recherche de Simon de Lancrois. Mais aujourd'hui, la rencontre est proche. Les Secrets d'Alamût vous conduira aux portes d'Alamût, à la forteresse des Assassins, au monastère de Sainte Catherine, aux pieds du Mont Moïse, en passant par une mine hantée aux bords de la Mer Morte. Toujours plus loin dans ce désert peuplé de démons, de femmes envoûtantes, d'alliés inattendus
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Alamut
Alamut est le nom d’une vallée du massif de l'Elbrouz, à 100 kilomètres de l'actuelle Téhéran, dans le nord-ouest de l'Iran actuel. La forteresse d’Alamut (le Nid de l'aigle), réputée inexpugnable, se dressait autrefois à une altitude de 2000 mètres au-dessus du village actuel Gâzor Khân.
Construite vers 840, la forteresse, maintenant en ruines, fut prise en 1090 par Hassan ibn al-Sabbah, le Vieux de la Montagne (Chayr al-Jabal) pour servir de camp retranché à la branche syrienne des ismaéliens nizârites. Les Nizârites étaient des fondamentalistes. En persan, le substantif ‘assâs’ désigne la base, le fondement, l’assise et l’adjectif ‘assâssâ’ signifie ‘fondamental’. Cette secte fut donc surnommée "Assassiyoun", les fidèles (au fondement de la foi). De là à ce que ce terme soit transformé en Assassins ou Haschischins par les premiers croisés, le pas fut vite franchi qui donna naissance à la légende des Assassins.
En 1256, la forteresse d’Alamut se rendit sans combat à l'armée mongole d'Houlagou Khan qui déferlait sur l'Iran et fut entièrement rasée.
La légende du Prophète et des Assassins
La forme la plus élaborée de cette légende se trouve dans le récit de Marco Polo, rédigé deux siècles plus tard, selon lequel le Vieux de la Montagne serait parvenu à obtenir de ses disciples des missions extrêmement périlleuses en exerçant sur eux un contrôle total de leur comportement grâce au haschich et à certain jardin secret du paradis. Dans un endroit secret de la forteresse d’Alamut, le Vieux de la Montagne cultivait un magnifique jardin dans lequel fruits, légumes et arbres se mêlaient en une végétation luxuriante, entretenu par les plus belles femmes du pays dont il avait constitué son harem.
Les disciples de ce faux prophète étaient soumis à un enseignement quotidien des sciences, des mathématiques et du Coran et à une pratique du maniement des armes. Les meilleurs d’entre eux étaient appelés par Hassan : après leur avoir dit qu’il pouvait leur donner un avant goût du paradis, il leur faisait absorber des dragées de haschisch, puis un somnifère. Lorsque les jeunes gens étaient endormis, ils étaient transportés dans ce merveilleux jardin où ils se réveillaient devant une nourriture cuisinée et abondante, au milieu de cette végétation paradisiaque, entourés de houris, pour eux les jardins d’Eden. Après un très court séjour dans ce lieu enchanteur, ils étaient à nouveau drogués et rendus à leur terne quotidien, persuadés d’avoir côtoyé quelques brefs instants la vie éternelle, et affranchis de la peur de mourir.
Hassan ibn al-Sabbah pouvait alors disposer d’eux comme bon lui semblait, eux lui étant dévoués corps et âme, puisque si ils mouraient pour la bonne cause, ils rejoindraient le lieu idyllique. La victime désignée, les adeptes aguerris, armés d'un poignard, partaient à sa rencontre, surgissaient et frappaient au su et au vu de la foule afin de marquer les esprits. Ensuite sans crainte, l’assassin demeurait sur les lieux de son forfait et attendait son châtiment. La peur de la mort hante l’esprit humain ; cette soumission devant elle, cette insouciance et même ce désir de mort eut pour effet de terroriser les élites locales et de faire trembler le pouvoir.
Philippe le Bel et les Templiers [voir l’article L'Ordre des Templiers et le jeu d'aventure]

Paris 1313 (2000)
Paris (1313) : Alors que la fête bat son plein sur le parvis de Notre-dame, Adam, jeune et ingénieux orfèvre au service du roi, disparaît mystérieusement. Qui veut sa perte et pourquoi ? A quelle invention secrète travaillait-il ? Jacques, son frère, la comédienne Rosemonde et Pierre de Cinq-Ormes, jeune écuyer à la cour, vont tous trois se mettre en quête de la vérité. Incarnez tour à tour ces trois personnages : mais attention, n'en négligez aucun ! Ils ont besoin les uns des autres pour percer le mystère du disparu de Notre-Dame.

Les orfèvres
Durant plusieurs siècles, particulièrement aux 13 et 14èmes, les métiers d’orfèvres, batteurs d’or, joailliers et lapidaires entretinrent des rapports si étroits qu’il est difficile de les évoquer séparément.
Les lapidaires appelés cristalliers ou pierriers au 13ème siècle taillaient les pierres précieuses (rubis, émeraudes, et plus généralement toutes celles rapportées d'Orient) et le cristal de roche que les orfèvres montaient en or ou en argent. Si le béryl (appelé béricle, à l’origine du terme bésicle) était un cristal de roche dont les variétés transparentes (aigue-marine, émeraude, héliodore…) ne pouvaient se confondre avec rien d’autre, d’autres pierres en revanche connaissaient une imitation si parfaite des pierres naturelles orientales, que les lapidaires ne les achetaient qu'avec le plus grand soin. « Aucunes fois les fausses pierres sont si semblables aux vraies que ceux qui mieux si connaissent y sont bien souvent déçus.» Ces contrefaçons tombèrent sous le coup de la loi et furent interdites. A part cela, pouvait être cristallier qui voulait pourvu qu’il eut le répondant et connut le métier, et s’adjoindre ses fils et un apprenti.
Les orfèvres étaient libres au 13ème siècle ; ils travaillaient les métaux précieux : l’or sous réserve de n’utiliser que l’or de Paris (la touche de Paris étant alors le titre le plus estimé), et l’argent qui devait avoir la touche des esterlins, l’esterlin étant la monnaie anglaise frappée sous Richard II et très en vogue au point d’avoir été contrefaite par de nombreux seigneurs européens grands ou petits.
Il est à supposer qu’orfèvres et cristalliers travaillaient souvent conjointement, le cristallier préparant à l'orfèvre les pierres que celui-ci enchâsserait, l'un et l'autre cependant conservant leur profession propre lorsqu’il s’agissait de tailler une coupe d'améthyste ou de créer une coupe en métal précieux. L'orfèvre parisien avait parfois le privilège de travailler de nuit lorsque commande lui avait été faite par le roi ou par l'évêque. Mais les sanctions étaient lourdes pour les contrevenants, le prévôt de Paris pouvant prononcer bannissement pour cinq ans.
Ces métiers n’étaient cependant pas à l’abri des décisions politique : en 1310, à cause des guerres et du métal devenu rare, Philippe le Bel interdit de fondre la vaisselle et de fabriquer des pièces d'orfèvrerie sous peine de tout perdre. L'année suivante pourtant, cédant à la pression des artisans (et du clergé), le roi assouplit cette mesure en tolérant la fabrication des objets destinés au culte.




Louvre l’ultime malédiction (2000)
Morgane, agent des services secrets, entre par effraction au Louvre à la recherche de quatre objets représentant les quatre cavaliers de l'Apocalypse de Saint-Jean. Une fois réunis, ils permettraient aux descendants d'une obscure confrérie de templiers de provoquer la fin du monde. C'est le début d'un voyage dans le château du Louvre au Moyen-âge, à travers la Renaissance et au Siècle des Lumières, à la poursuite de ces objets maléfiques et sous la menace de ceux qui tenteront de s'en emparer avec Morgane.

Les Rois Maudits
En 1314, sur le bûcher, Jacques de Molay grand maître du Temple, jette l’anathème sur la famille royale et ses complices : « Dieu sait qui a tort et a péché, et le malheur s'abattra bientôt sur ceux qui nous condamnent à tort. Dieu vengera notre mort. Seigneur sachez que, en vérité, tous ceux qui nous sont contraires par nous auront à souffrir ». Si Guillaume de Nogaret est mort en 1313, 1314 est l’année où périssent le pape Clément V et Philippe le Bel, et le favori du roi, Enguerrand de Marigny le suivra dans la tombe le 30 avril 1315. Qu’en fut-il alors de la descendance royale ?
L'aîné, Louis X le Hutin est déjà roi de Navarre depuis la mort de sa mère, et hérite de la couronne de France à la mort de son père. Sa première épouse, Marguerite de Bourgogne, est impliquée dans l'affaire de la Tour de Nesle. Elle n’aura qu’une fille, Jeanne, soupçonnée d'être une bâtarde. Sa seconde femme, Clémence de Hongrie, ne laisse derrière elle qu'un enfant, Jean Ier le Posthume, qui naîtra après la mort de Louis et ne vivra pas, empoisonné ou non par son oncle Philippe. Sans descendance, c’est son frère cadet, Philippe V le Long, qui hérite du trône, bénéficiant de la mort de Jean Ier, des doutes sur la légitimité de Jeanne, et surtout après les États généraux de 1317 où il réussit à faire interpréter en sa faveur la coutume qui sera formalisée plus tard sous le nom de loi salique. Atteint de dysenterie et de fièvres à partir d'août 1321 et après 5 mois de souffrance, il meurt à Longchamp près de Paris dans la nuit du 2 au 3 janvier 1322. Sans descendant mâle survivant, c'est son frère cadet, Charles IV, qui lui succède.
En 1308, Charles IV le Bel épouse Blanche de Bourgogne, qui sera condamnée pour adultère au début de l'année 1314. En 1322 à Provins, il épouse en seconde noce Marie de Luxembourg qui lui donnera une fille qui ne survivra pas. Le 21 mars 1324, au cours d'un voyage à Issoudun en Berry, la voiture de Marie de Luxembourg se renverse, provoquant la mort de la reine et de l'enfant mâle qu'elle portait. En 1325, le roi se remarie avec sa cousine Jeanne d'Évreux. Cette dernière lui donnera trois filles : Jeanne en 1326, Marie en 1327 et Blanche en avril 1328 alors que le roi est mort en février. Sans savoir si la malédiction de Jacques de Molay y est pour quelque chose, il reste à constater que la lignée des Capétiens directs s’éteint alors tandis que la France se prépare à entrer dans la guerre de Cent ans (1337-1453).
Renaissance

Aztec (1999)
1517 Mexico – Tenochtitlan : L'Amérique Centrale, au temps des Aztèques. Aztec propose une promenade ludique et encyclopédique pour tout savoir sur cette civilisation tragiquement décimée par les conquistadors espagnols. Alors qu'il chasse à la sarbacane aux alentours de son village, Petit Serpent, jeune sculpteur aztèque, assiste à l’assassinat d’un noble. Il s'empresse alors de se rendre au chevet de la victime qui, avant de succomber, lui confie un étrange collier et le prie d'aller rencontrer un mystérieux poète : une menace pèse sur la Cité d’Or. Mais soudainement, des gardes font leur apparition et accusent Petit Serpent. Celui-ci parvient à prendre la fuite et à se cacher dans les montagnes. A son retour au village, il apprend que ses parents ont été enlevés par ces hommes, toujours à sa recherche. L’aventure commence pour le jeune aztèque qui se verra parcourir la magnifique cité- temple de Tenochtitlan en passant par le marché de Tlatelolco, jusqu’à l’intérieur des plus prestigieux bâtiments de l’Empire de Moctezuma. Une reconstitution toujours parfaite et une rare profondeur de scénario tout en respectant l’Histoire. Les nombreuses fiches présentes dans l’encyclopédie du jeu raviront passionnés de l’Empire aztèque et simples curieux.

Huitzilopochtli
Le nom nahuatl Huitzilopochtli vient de uitzilin, oiseau-mouche ou colibri, et de opochtli, de gauche (du Sud), ce qui métaphoriquement signifie ‘guerrier ressuscité’, les Aztèques croyant que les guerriers à leur mort se métamorphosaient en colibri, la gauche étant la direction du sud, lieu de séjour des morts. Divinité purement aztèque, Huitzilopochtli était le dieu tribal de la Guerre et du Soleil au zénith.
Il fut engendré par la vieille déesse de la Terre Coatlicue, ‘celle qui a une jupe de serpents’, épouse du dieu Soleil Tonacatecutli et mère de Coyolxauhqui, déesse des Ténèbres nocturnes, et des quatre cents méridionaux, divinités des Etoiles. Alors qu’elle nettoyait le temple Tzintzuni, Coatlicue vit un duvet de colibri flottant dans les airs qu’elle attrapa et glissa contre son sein. Peu de temps après elle s'aperçut qu'elle était enceinte. Ses enfants et particulièrement sa fille, Coyolxauhqui lui reprochant cette grossesse tardive, décidèrent de la tuer. Au moment où ils s’apprêtaient à accomplir ce matricide, Huitzilopochtli surgit de son ventre, un bouclier dans la main gauche, un dard bleu dans la droite et fondit sur ses frères et sœurs pour les anéantir, Soleil succédant à la Nuit.
Si à l’origine, il était représenté par une boule de plumes, en souvenir de sa naissance, Huitzilopochtli fut plus tard anthropomorphisé : dans les codex, on l’identifie par les bandes bleues et jaunes peintes sur son corps, les plumes de colibri sur sa jambe gauche, les pointes de flèches ornées de plumes et un propulseur en forme de serpent (atlatl). À l'origine, les Aztèques faisaient offices de mercenaires, vassaux des souverains locaux comme Cozcoxtli, maître de la cité de Culhuacan. Un jour, Huitzilopochtli leur ordonna de s’emparer de la fille de Cozcoxtli afin qu’elle devienne leur déesse de la guerre, Yaocihuatl. La jeune fille fut sacrifiée et l’un des prêtres se couvrit de sa peau. Cozcoxtli qui assistait aux festivités fut horrifié : il déclencha aussitôt des représailles contraignant les Aztèques à émigrer. Leur migration dura du IXème au XIVème siècle. Au cours de cette errance quatre prêtres portaient la statue de Huitzilopochtli, leur guide. Selon leur dieu, ils devaient se fixer en un endroit où un aigle blanc, lui-même, descendrait du ciel et se poserait sur un cactus pour se repaître d’un serpent.
Ces pérégrinations les menèrent jusqu'à leur territoire près d'Aztlan au nord-ouest du Mexique où fut fondée en 1345 la capitale aztèque, Tenochtitlan. Construite sur une île au milieu d'un lac, la cité au centre de laquelle se dressait la pyramide de Huitzilopochtli, était reliée au rivage par des chaussées. Le dieu jouait un rôle prépondérant dans la cité, puis sur l’ensemble du territoire lorsque les Aztèques entreprirent leur politique d’expansion et de conquêtes. C’est à lui seul que le souverain, traité en demi dieu, devait de rendre des comptes. Les Aztèques étaient redevables à Huitzilopochtli du butin qu’ils rapportaient tout autant que de la pluie qu’il leur envoyait. Avec la réforme de Tlacaelel au XVème siècle, le culte de Huitzilopochtli sortit encore renforcé par la nécessité de nourrir le dieu, afin d'éviter qu'il ne meure, en multipliant les sacrifices humains : les coeurs battants étaient arrachés aux suppliciés pour être offerts au dieu, afin que la victoire soit assurée, que l'astre solaire poursuive son cycle quotidien et que l'univers conserve son équilibre.
Tenochtitlan est devenue aujourd'hui Mexico.

Pour l’or et la gloire : La route d’Eldorado (2000)
Miguel et Tulio, deux espagnols échappent à la prison et s'enfuient sur un bateau, ils se retrouveront à la recherche des légendaires cités d'or en Amérique du sud.

Hernán Cortés et l’Eldorado
Hernan Cortés (1485 - 1547) naît à Medellin (Estrémadure) : la ville se trouve sur la route de Cadix d’où s'embarquent les marins partant pour les Indes. Après des études en demi-teinte à Salamanque, il rentre à Medellin et en 1504, il part faire fortune aux Indes : il séjourne quelques temps à Hispaniola (Antilles) jusqu'à ce que Diego Velazquez de León, Conquistador et gouverneur de l'île le remarque, le prenne sous sa protection et lui confie la mission de se rendre en Haïti afin d’y soumettre une tribu locale. En 1511, devenu secrétaire particulier de Velázquez, il accompagne celui-ci à Cuba où ils colonisent l'île. Velazquez charge ensuite Hernandez de Cordoba d’aller découvrir de nouvelles terres vers l'ouest. Mais l'expédition s’enlise dans le Yucatán face à des tribus pugnaces et Hernandez y perd la vie. Velazquez envoie alors Grijalba vers ces terres hostiles : les rapports que celui-ci transmet font état de tribus indiennes très organisées, disciplinées, vêtues d’étoffes colorées, possédant de l’or et s’adonnant à des sacrifices humains au sommet de temples de pierres.
Velazquez décide alors d’y envoyer un corps d’armée sous le commandement de Cortés : sa mission consiste à soutenir Grijalba, qui connaît quelques difficultés, de soumettre les indigènes et leur demander un tribut en or et pierres précieuses et de l’informer si ces nouveaux territoires méritent d’être davantage explorés. Libéré de la tutelle du gouverneur Velazquez, Cortès, en 1518, transforme son corps expéditionnaire en véritable armée et sa mission de secours à Grijalba, en une véritable campagne de colonisation du Mexique. Cependant Cortés tentera chaque fois qu'il le pourra d'établir des contacts pacifiques avec les indiens.
Après avoir pacifié plusieurs tribus, il poursuit son chemin par la mer jusqu'à San Juan de Ulua et entre en contact avec les indiens de Cempoala qui subissent la domination des Aztèques : les indigènes offrent l'hospitalité aux espagnols et peu après, Cortés reçoit la visite des ambassadeurs de l'empereur aztèque, Moctezuma, chargés d'or et de biens précieux. Cortés est persuadé qu’il vient de découvrir l’Eldorado et en décide la conquête. Après avoir muselé les quelques opposants demeurés fidèles à Velazquez, Cortés poursuit son expédition, fonde Villa Rica de Vera Cruz et s’attribue le titre de Capitaine Général, le libérant définitivement de l'autorité du gouverneur.
Ayant gagné la confiance des indiens de Cempoala, puis celle des Tlaxcaltèques, l’armée de Cortés marche sur Tenochtitlan. Selon une légende aztèque un dieu jadis déchu à la peau claire et barbu, Quetzalcoatl, doit revenir par l'est pour prendre possession de son royaume et l’empereur Moctezuma a toujours été persuadé que cela adviendrait durant son règne. Après avoir réprimé très brutalement la cité de Cholula qui avait tenté d’arrêter sa progression, Cortés ne rencontrera plus d’opposition et pourra marcher jusqu’à Tenochtitlan où il sera reçu par Moctezuma qui lui abandonnera ‘le trône gardé pour Quetzalcoatl’. Finalement de Tenochtitlan, Cortés n’emportera qu’une faible quantité d'or, à peine plus de 500 kilos. En revanche la population sera décimée tant du fait des combats que des maladies épidémiques apportées par les Espagnols.

The Secrets of da Vinci (2006)
1522, vous incarnez Valdo, un apprenti jeune et ambitieux qui vient juste d'être renvoyé par Francisco Melzi, le fidèle disciple qui a accompagné Léonard de Vinci jusqu'à sa mort. En guise de vengeance, il n'hésite pas à partir à la recherche d'un manuscrit du génie défunt pour le compte d'un mystérieux commanditaire. Son but : se rendre au Manoir du Cloux, la dernière demeure de Léonard de Vinci et convaincre la maîtresse des lieux de le laisser étudier les oeuvres restées au manoir... Le château du Clos Lucé a été fidèlement reproduit en 3D et invite le joueur à s’y rendre pour découvrir 40 des fabuleuses inventions du maître. Dans le parc, 16 machines géantes, 32 toiles translucides et 8 points sonores permettent de comprendre Léonard peintre, ingénieur, architecte, botaniste et génial inventeur.

Léonard de Vinci dans le jeu vidéo d’aventure
(Extrait de mon dossier non publié : Le jeu vidéo d’aventure et Léonard de Vinci)
Dans Discworld Noir, le génial inventeur précurseur se nomme Léonard de Quirm : le héros Lewton le rencontre à plusieurs reprises, mais c’est dans son atelier, qu’il va découvrir et utilisera lorsque la piste de décollage le permettra, la machine volante à laquelle Léonard donne les derniers ajustements
. Dans The Journeyman Project 2: Buried in Time, Gage Blackwood l’agent numéro cinq des Forces de Sécurité Atemporelles, est appelé à démontrer que les accusations portées contre lui d’avoir modifié le passé sont fausses. Pour ce faire, il va falloir qu’il retourne dans le passé afin de prouver que quelqu’un d’autre (l’un de ses proches) l’y a précédé pour commettre les méfaits, falsifier les preuves et l’impliquer. C’est ainsi qu’il se retrouve dans la cour, l’appartement et l’atelier milanais de Leonard de Vinci à Milan en 1488.
Le Manuscrit Interdit se déroule en 1522, trois ans après le décès de Léonard, à l’époque où son disciple et légataire Francesco Melzi ayant hérité de l’ensemble des notes techniques, manuscrits, instruments et portraits commence une compilation pour que l’œuvre du Maître soit publiée conformément à ses dernières volontés. Le héros, Valdo, après avoir été écarté par Francesco, reçoit d’un commanditaire inconnu, la mission de récupérer l’un des carnets de Léonard. Prenant prétexte d’études sur les machines, Valdo s’introduit dans le Manoir du Cloux (Clos-Lucé), dernier lieu de séjour terrestre du Maître.
La démarche initiée par le Da Vinci Code, est totalement différente puisqu’elle s’appuie non sur une réalité historique, mais sur une interprétation ésotérique de l’œuvre de da Vinci. Celui-ci aurait été membre d’une société secrète, le Prieuré de Sion et aurait laissé à la postérité un certain de nombres de pistes dissimulées dans ses œuvres et mettant en cause les fondements sur lesquels se base le Christianisme romain. Robert Langdon un spécialiste de symbolique religieuse enseignant à Harvard est mêlé à cette enquête.
Le Codex 14 de In Memoriam n’a rien à voir avec Léonard de Vinci, mais tout à voir avec le Da Vinci Code. Ce Codex que le Phoenix cherche à s’approprier et qui remet également en cause les fondements de la doctrine chrétienne est protégé par une autre société secrète Manus Domini.

Jérusalem, Les trois chemins de la Ville Sainte (2002)
1552, sous le règne de Soliman le Magnifique. Le deuxième volet des aventures d’Adrian Blake, Jérusalem est la suite directe de Pompéi. Toujours à la recherche de sa fiancée, le fameux cartographe écossais devra également déjouer un complot menaçant l'équilibre précaire et instable de la paix au sein des trois communautés religieuses. Il faudra pour cela qu'il mène son enquête dans la ville trois fois sainte en visitant les hauts lieux du Christianisme, du Judaïsme et de l'Islam. Le Mur des Lamentations, le Saint Sépulcre, le Dôme du Rocher ou les Carrières de Salomon seront autant de passages obligés pour Adrian s'il veut démasquer le sinistre personnage qui se cache derrière tout cela.

Roxelane, l’égérie de Soliman
Aleksandra Lisowska (1505-1558) est la fille d’un prêtre orthodoxe, probablement ukrainien, d’une région dépendant de la Pologne. Quel avenir s’offre à une fille dans ces conditions ? Il ne semble pas difficile de l’imaginer. Deux possibilités s’offrent à elle : se résigner ou profiter des aléas et opportunités du destin pour rebondir et se hisser au plus haut. La fillette est enlevée par des Tatars lors d'un de leurs raids aux confins de la frontière entre Pologne et Russie, vendue comme esclave à Istanbul et achetée pour son propre harem, par Ibrahim Pacha, le Grand Vizir qui quelques temps plus tard l’offrira au sultan Soliman le Magnifique : pour elle, c’est pratiquement une aubaine. La jeune fille plutôt petite n’est pas réellement belle, mais elle est gracieuse, toujours de bonne humeur (Hürrem signifiant la Joyeuse sera son surnom turc), musicienne et surtout slave. Elle est intelligente et comprend très vite les règles qui régissent le Harem où elle est la quatrième dans l'ordre hiérarchique. Pour exister, il faut être à la première place et pour obtenir cette place donner au Sultan un héritier et se débarrasser de ses rivales par tous les moyens.
La première tâche que s’assigne Roxelane est de séduire Soliman et de se rendre indispensable. Elle donne naissance au premier de ses fils, Shezade Mehmet, et devient troisième dans la hiérarchie du harem. En 1534, alors qu’elle n’est pas encore la favorite, elle parvient avec la complicité d’Ibrahim le Grand Vizir, ancien captif de souche vénitienne et chrétien converti à l’islam, à faire exiler sa rivale, l’altière première sultane d'origine albanaise Gülbahar, qui en 1515 a donné son premier fils au sultan : le prince Mustapha. Celle-ci en effet ayant découvert l’importance que commençait à prendre Roxelane auprès de Soliman, injurie l'odalisque et la frappe. Dans les jours qui suivent, lorsque Soliman appelle auprès de lui la Russe, celle-ci refuse de se présenter pour ne pas offenser le Sultan de par son aspect. Soliman la fait quérir, elle donne sa version des faits. Soliman convoque Gülbahar qui ne nie rien : le grand seigneur entre dans une violente colère et la chasse du palais. Roxelane devient très vite la favorite exclusive du Sultan qui finira par l’épouser.
Mais le Grand Vizir encombre Roxelane : ayant de plus en plus d’emprise sur le Sultan, elle entreprend une patiente campagne de calomnies visant à discréditer Ibrahim qui exerce sa fonction depuis 13 ans, a acquis une immense fortune et commence à faire de l’ombre à son souverain. Sur ordre de Soliman, celui-ci est étranglé par un garde sourd-muet en 1536. En 1541 un incendie détruit l’ancien palais et tout le harem est déplacé vers le grand palais où elle se rapproche encore du Sultan. Elle donne encore trois fils à Soliman alors que son aîné meurt à 22 ans, emporté par la maladie.
En 1550, son désir unique alors est de voir l’un de ses fils prendre la succession du sultan qui a 56 ans et pour lequel cette question commence à se poser. Mais la règle en vigueur chez les ottomans est que le successeur doit être l’aîné et que celui-ci doit se débarrasser de ses frères. Le prince héritier est Mustapha, le fils de Gülbahar, l’aîné de Soliman. Mustapha est de loin le plus apte à succéder à son père, mais s’il y parvient Roxelane sera mise sur la touche et ses fils éliminés en respect de la loi du fratricide. Elle n’a donc d’autre choix que de faire supprimer Mustapha. Elle fait donc rédiger une lettre au chah d’Iran auquel le prince demande son appui afin de renverser Soliman. Celle-ci est évidemment interceptée. Pour se justifier, Mustapha seul et sans arme se précipite dans les appartements du Sultan. Soliman l’exécute alors le 6 novembre 1553. Reste encore Murad, le fils de Mustapha. Roxelane parvient à convaincre Soliman que la foule le désigne comme le futur sultan. Soliman fait assassiner son petit fils. La victoire de Roxelane est totale et ne restent en course pour le Sultanat et l’Empire Ottoman que ses trois fils : pourtant Cihangir, bien que brillant est atteint d’épilepsie ; Bayezid est cruel ; Selim le dernier est d’un naturel accommodant et Roxelane est persuadée que si c’est lui qui devient sultan, il ne respectera pas la règle et ne fera pas assassiner ses frères. Elle meurt en 1558 sans voir l’intronisation de l’un de ses fils car Souleyman le Magnifique lui survit 8 ans. Il meurt en 1566, à l’âge de 70 ans.
C’est donc Selim (futur Selim II) qui conformément aux espoirs de Roxelane succède à Soliman. Contrairement pourtant à ce qu’elle avait supposé, il va se tourner contre ses frères : Bayezid se réfugie en Perse auprès du Chah, mais Selim parvient à le faire extrader et le fait rapidement assassiner. Selim II est un personnage timoré, sans charisme, sans prestance et sans pugnacité. Surnommé l’Ivrogne, il va régner 8 ans abandonnant le véritable pouvoir à son grand vizir Sokullu Mehmed Pacha (le bosniaque Mehmed Sokolovic) qui l’exercera de 1564 à 1579 et aura connu trois Sultans. Roxelane est inhumée dans un mausolée décoré en tuiles d'İznik décrivant le jardin du paradis, en hommage à sa nature joyeuse et souriante, à côté de celui de Soliman, attenant à la mosquée Süleymaniye d’İstanbul.




Nostradamus, La dernière prophétie (2007)
Nostradamus - La dernière Prophétie se déroule dans la Provence du 16ème siècle, en des temps où les guerres de Religion et la peste ravagent le pays. Catherine de Médicis qui n'est plus régente depuis trois ans mais tient toujours les rênes du pouvoir, est l'objet de nombreuses attaques de la part de la noblesse française. Et quand un jour de mars 1566 elle se sait victime d'une terrible malédiction, elle se tourne vers son médecin astrologue : Michel de Notre-dame, mieux connu sous le nom de Nostradamus. Malheureusement le célèbre prophète est âgé et trop faible pour s'attaquer seul à une telle mission. Ne pouvant refuser son aide à la reine, il envoie sa fille Madeleine, à sa place. Mais l'époque ne forme pas de femme astrologue et encore moins médecin, alors pour être acceptée en tant que tel, la jeune femme doit se travestir et usurper l'identité de César, son jeune frère, absent pour quelques temps. C'est donc tantôt sous les traits de Madeleine, tantôt sous ceux de César, que le joueur plonge dans un thriller où intrigues politiques et prophéties ancestrales se mêlent inextricablement. D'abord comme une aventure initiatique, sur les traces d'un père prophète et astrologue, le jeu développe ensuite les ressorts du polar : le meurtre en meurtre, le joueur avance dans une enquête médico-légale jalonnée d'épreuves. Dans la lignée de « The Secrets of Da Vinci - Le Manuscrit Interdit », « Nostradamus - La dernière prophétie » est un jeu d'aventure historique dans lequel le joueur alterne résolution d'énigmes et de puzzles inspirés des travaux de Nostradamus, aussi bien en astrologie, qu'en médecine ou en pharmacopée. Sans proposer deux itinéraires foncièrement différents, le « transformisme » du personnage offre au joueur une alternative inédite, la possibilité de porter à son gré le masque d'un autre, de changer de sexe, du moins en apparence, et d'en jouer dans ses relations avec les autres personnages.

Réalité de Nostradamus, la Dernière Prophétie dans le contexte
En novembre 1547, Michel de Nostredame épouse en secondes noces Anne Ponsard, une jeune veuve de Salon-de-Provence, alors appelé Salon-de-Craux. Le couple aura six enfants, trois filles et trois garçons, et l'aîné, César, deviendra consul de Salon, historien, biographe de son père, peintre et poète. En 1549, il rencontre à Milan un spécialiste en alchimie végétale, qui lui fait découvrir les vertus des confitures qui guérissent. De retour en France, il publie en 1552 son Traité des confitures et fardements.
A partir de 1550, il commence à rédiger dans un style énigmatique et hermétique, un almanach, sorte de calendrier de prédictions basées sur les astres et fort prisé par l’époque. Il signe ses quatrains Nostradamus. En 1555, il s’installe à Salon-de-Provence et décide de réunir ses prédictions dans un ouvrage unique, le premier livre des Centuries. Sa réputation est si grande qu'il devient l'un des astrologues attitrés de Catherine de Médicis, qui l'appelle à la cour et le fera nommer médecin et conseiller du roi Charles IX en 1564. Il reviendra plus tard à Salon où des hôtes royaux lui rendront visite.

Grand Siècle

Chine, Intrigue dans la Cité Interdite (1999)
Chine, Intrigue dans la Cité Interdite prend place dans la cité interdite du 18ème siècle en l'an 1775 sous le règne de l'Empereur Qianlong à l’apogée de la splendeur et du pouvoir de la Chine impériale. L'Empereur vous a chargé de résoudre le mystérieux meurtre de son eunuque préféré. Celui-ci a été retrouvé mort au pied du trône. Investi des pleins pouvoirs, vous allez peu à peu découvrir que ce sordide fait divers masque un immense trafic de faux sceaux impériaux, destiné à ébranler la toute-puissance de l'Empereur. Lorsqu'il a unifié la Chine, le premier empereur des Qin ordonna aux artisans de façonner un sceau en jade He et de le graver des huit caractères déclarant que son propriétaire était titulaire du " Mandat du Ciel, de même que de la longévité et de la prospérité éternelle "; en d'autres mots, de la puissance impériale absolue. La conviction selon laquelle le sceau symbolisait le mandat du Ciel et que son propriétaire était le fils mandaté par le Ciel, a été confirmée par les dynasties qui ont suivi.

Les sceaux impériaux
En Chine, le sceau correspond à une signature. Dans la Chine ancienne, le sceau impérial était le symbole du pouvoir suprême : Kang Xi, le second empereur des Qing, possédait 120 sceaux. Les sceaux impériaux se présentent sous forme d'un cartouche comportant six caractères en écriture sigillaire qui se lisent de droite à gauche et de haut en bas et indiquent le titre de règne choisi par l'empereur, titre qui prend effet le jour du nouvel an suivant son accession au trône. Le premier caractère, dans ce cas, est le plus souvent Da (Tai) (= Grand), le second correspond au nom de la dynastie Ming (Soleil et Lune) ou Qing. Les deux caractères suivants correspondent au Nianhao (titre de règne) de l'empereur, par exemple Kangxi (Kang Xi) (1662-1722) ou Yongzhen (Yong Tchen) (1723-1735) et les deux derniers, invariables, Nian (= fait) Che (= période). On peut donc traduire ainsi, par exemple : "Da Qing Dao Guang Nian Che" : ‘Fait dans la période de l'empereur Dao Guang des Grands Qing’. On peut ainsi constater que seul le nianhao varie.

Enquête à Versailles sous Louis XIV : L’Athanor (2007)
Au service de Vauban, et avec l’aide de Totiri le Huron, éclaircis avec Oscar le mystère de l’Athanor et déjoue les pièges qui te sont tendus à la Cour, dans les fastes d’un Versailles de 1682 reconstitué avec soin. Alchimie, espions, traîtrises vont pimenter ton enquête pendant 7 heures de jeu. Pour atteindre ton but, deviens un vrai gentilhomme ! Fais preuve d’humour, de logique, d’astuce … et de pugnacité dans des décors somptueux, reconstitués grâce à l’aide d’historiens.

Installation de la Cour à Versailles
En 1682, le 6 mai, Louis XIV (1638-1715) qui a perdu patience quitte Saint-Cloud et s’installe définitivement à Versailles, toujours en travaux. Versailles devient officiellement la résidence du roi de France et le meilleur instrument pour museler la noblesse. Celle-ci en effet est obligée d’être présente à la Cour pour obtenir charges et pensions et donc se trouve coupée de ses territoires, seigneuries et propriétés d’origine.
L’athanor
L'athanor, appelé également four philosophique, avait la forme d'une tour et contenait un récipient ovale, l'oeuf philosophale, chargé de recueillir la substance que l’alchimiste espérait transformer en pierre philosophale et qui dans semblable four, pouvait être traitée sur un période prolongée à une température précise et régulière.

Versailles 1 Complot à la Cour du Roi Soleil (1997)
Au matin du 21 juin 1685, Monsieur Bontemps, premier valet de Chambre du Roi, découvre un pamphlet qui menace Versailles d'un sort terrible avant la fin du jour. C'est un véritable complot qu'il faut déjouer. Pour y parvenir, comprendre le Versailles de l'époque, ses règles, l'agencement du palais, les alliances et les intrigues est indispensable.

La conspiration de la Truaumont
Il n'y eut sous l'administration de louis XIV qu'une seule conjuration en 1674, imaginée par la Truaumont, gentilhomme normand perdu de débauches & de dettes, & embrassée par un homme de la maison de Rohan, réduit par la même conduite à la même indigence. Il n'entra dans ce complot qu'un chevalier de Préaux, neveu de la Truaumont, qui séduit par son oncle, séduisit sa maîtresse madame de Villiers. Leur but & leur espérance n'étaient pas & ne pouvaient être de se faire un parti dans le roiaume. Ils prétendaient seulement vendre & livrer Quillebeuf aux hollandais, & introduire les ennemis en Normandie. Ce fut plustôt une lâche trahison mal ourdie, qu'une conspiration. Le supplice de tous les coupables fut le seul événement, que produisit ce crime insensé & inutile, dont à peine on se souvient aujourd'hui.
(Voltaire, Le Siècle de Louis XIV, 1751)
Le Chevalier de Rohan, grand veneur de France, avait été irrité par la suffisance et la férocité du marquis de Louvois, au point qu'en quittant l'audience, il se précipita hors de lui-même, chez M. de Caumartin, et lâcha tout de go : « Il faudra que ce b... de Louvois meure, ou moi. » Caumartin ne prit cet emportement que pour une colère passagère. Pourtant le lendemain, le jeune Rohan revînt à la charge en lui demandant s'il croyait les gens de Normandie dévoués au Roi. Caumartin perçut le danger. « Les temps de la Fronde et de la Ligue sont passés, lui répondit-il, croyez-moi, vous vous perdrez, et vous ne serez regretté de personne. » Le Chevalier pourtant se jeta à corps perdu dans la conspiration de la Truaumont. Les conjurés étaient peu nombreux : un chevalier de Préaux, neveu de la Truaumont ; la maîtresse de celui-ci, la marquise de Villiers et un maître d'école, un certain Vanden-Ende, qui avait eu Spinoza pour disciple. Ceci se déroulant pendant la guerre de Hollande (1672-1679), leur objectif était de livrer Honfleur, le Havre et Quilleboeuf à l’ennemi. Cette conspiration mal engagée fut découverte et les coupables internés à la Bastille, à l'exception de la Truaumont, qui tentant de résister lors de son arrestation fut abattu.
Au Grand Siècle, le décryptement était à la mode et certains petits maîtres, jouant les initiés, prétendaient "pénétrer" facilement les textes chiffrés. Rohan était du lot : il s'était même vanté auprès de ses amis de traduire en clair n'importe quel message chiffré sans en posséder la clef. Dans sa cellule en attendant d’être jugé, le Chevalier reçut un jour un paquet de chemises. Un message chiffré était inscrit sur la manche de l'une d'elles. Ses amis, convaincus qu'il pourrait lire le message, espéraient le prévenir par ce moyen qu'aucune charge n'existait contre lui, La Truaumont étant mort sans avoir rien dit de leur collusion. Mais Rohan ne put traduire le message. Pris de peur et persuadé qu’au contraire, on l'informait de la découverte des preuves de la conspiration, il avoua tout à ses juges le lendemain.
Les trois nobles furent décapités le 28 novembre 1674 devant la Bastille. Quant à Vanden-Ende, le maître d'école, le bourreau en fit peu de cas. Il se tourna vers ses aides et le leur montrant il leur dit : « Vous autres, pendez celui-là. » Il ne faut pas oublier de parler de la mort du Chevalier de Rohan, qui eut la tête tranchée au mois de Novembre 1674. Il a été le seul homme de qualité, jusqu'au jour que j'écris ceci, puni de mort sous le règne du Roi, pour crime de Leze-Majesté. Il étoit de l'illustre Maison de Rohan, qui comme celle de Bouillon a eu dans ces derniers tems le rang de Prince de France. C'étoit l'homme de son temps le mieux fait, de la plus grande mine, & qui avoit les plus belles jambes. (Marquis de la Fare, Mémoires et réflexions sur les principaux événements du règne de Louis XIV, 1712)

Versailles 2 Le Testament (2002)
Versailles II, le Testament invite le joueur à vivre le parcours et l'histoire d'un jeune noble à la cour de Versailles en 1700, Charles-Louis de Faverolles. En s'investissant dans ce personnage et en le faisant progresser dans la hiérarchie de la cour, le joueur découvrira peu à peu un univers fascinant, au fonctionnement très codifié? Il vivra aussi des moments cruciaux de l'histoire de France, qui se trouve, cette année-là, à la veille d'un bouleversement majeur : le roi d'Espagne est en train de mourir et ses immenses possessions sont l'objet de convoitise de toute l'Europe. L'aventure est rythmée par des énigmes, des jeux de l'époque (le lansquenet, le mail, ancêtre du golf?), des jeux culturels. Mais c'est avant tout une manière extraordinaire de découvrir des lieux spectaculaires dont certains ne sont pas ouverts au public et d'autres ont disparu : bosquets, fontaines, jeux et sculptures d'eau, galeries souterraines des jardins; cuisines, Grande Ecurie ou encore le splendide Escalier de la Reine.

La guerre de succession d’Espagne (1701-1714)
Le 1er novembre 1700, Charles II, roi d'Espagne, meurt sans successeur. Les deux principales familles régnantes d'Europe, celle de France (Bourbons) et celle d'Autriche (Habsbourgs), toutes deux parentes de Charles II, revendiquent alors le trône. Par testament, Philippe, duc d'Anjou et petit-fils de Louis XIV est l’héritier désigné. L’empereur Léopold Ier prend la tête d’une coalition qui comprend l'Angleterre de Guillaume III, rejointe par l'Écosse en 1707 pour devenir la Grande-Bretagne, la Hollande, le Brandebourg, l'Autriche et le Piémont. La France a quelques alliés, essentiellement l’Espagne et pendant un temps le Portugal et la Savoie ainsi que les princes électeurs de Bavière et de Cologne, et le prétendant d'Angleterre, Jacques III. Louis XIV bénéficie aussi de l'appui du pape Clément XI, décidé à contrer les pays protestants.
La Guerre prend un tour essentiellement mercantiliste : il s’agit pour tous les belligérants de s’enrichir le plus possible aux dépens de l’adversaire. De 1704 à 1709, la France accumule les revers : le prince Eugène de Savoie et le duc de Marlborough remportent des victoires sur tous les terrains : la bataille de Blenheim (1704) se solde par l’évacuation de la rive droite du Rhin et les batailles de Turin et de Ramillies (1706) chassent la France d'Italie. Les Anglais débarquent à Gibraltar et dans les Baléares, les Autrichiens au Portugal et avancent sur Madrid tandis qu’à l’issue de la bataille d'Audenarde, Lille tombe aux mains du duc de Marlborough en août 1708.
En 1708, Louis XIV demande la paix, mais les exigences de l’ennemi sont inacceptables : la coalition exige du roi qu'il se charge de déposer lui-même son petit-fils en lui envoyant l'armée française. « J’aime mieux faire la guerre à mes ennemis qu’à mes enfants. » répond-il. Par le biais du clergé - tous les curés sont sollicités-, il lance une grande campagne où il justifie et explique ses raisons de poursuivre la guerre (12 juin 1709). Un sursaut patriotique anime alors les campagnes : à Malplaquet, l'armée de Villars remporte une victoire à la Pyrrhus sur Marlborough et Eugène réunis, qui s’achève par une retraite de part et d’autre. Vendôme est plus heureux à Villaviciosa (Espagne) en écrasant les forces des Habsbourg. Philippe V peut rentrer dans Madrid.
En 1711, las d’une guerre longue et coûteuse, les Britanniques, supportant par de lourdes contributions financières l'entretien des forces de la coalition, signent les préliminaires de Londres. Les Impériaux qui ne désarment pas sont arrêtés à Denain par Villars. La paix est signée en deux temps : d’abord à Utrecht en 1713 avec l’Angleterre et une partie de la coalition, puis à Rastadt avec les Impériaux en 1714.
Philippe V conserve le trône d'Espagne mais doit renoncer au trône de France. La France conserve toutes les conquêtes de Louis XIV (Flandre française, Roussillon, Lille, Artois, Franche-Comté, Alsace), mais cède à la Grande-Bretagne, l'Acadie, Terre-Neuve et la baie d'Hudson. La mort du roi, le 1er septembre 1715 ouvre une nouvelle période de régence : l’héritier du trône a 5 ans.




Epoque des Lumières

Mozart Les Conjurés de Prague
1788, Mozart est à Prague et les temps sont troubles. Il y donne la première représentation de son célèbre opéra Don Giovanni. L'accueil est enthousiaste. Mais rapidement, les événements qui secouent la capitale de la Bohême vont le détourner de sa musique. Prussiens et Austro Hongrois s’affrontent pour le contrôle de la Bohême. Une rumeur court que les armées de l’empereur d’Autriche, Joseph II, auraient subi une défaite sanglante face aux Ottomans lors de la bataille de Karensebes. Loin des feux de la scène se trame une terrible conspiration visant à détrôner l'empereur d'Autriche-Hongrie et mécène de Mozart. Sans argent et manipulé, le génial musicien se trouve plongé au coeur de la tourmente. Meurtres, complots, cérémonies occultes. Seul son génie lui permettra de dénouer les fils de la machination. Entre machinations diaboliques, rites maçonniques, sociétés secrètes et meurtres mystérieux, le joueur pourra pour la première fois incarner le compositeur de génie. "Mozart" est un jeu d’aventure en point & clic, à la troisième personne. Le joueur est immergé dans le cadre historique de la ville de Prague, ses lieux mythiques, ses trésors architecturaux mêlant styles roman, gothique, baroque... Au cours de son exploration, il découvrira, entre autres, des énigmes musicales, au gameplay original, le tout bercé par les musiques du compositeur.

Mozart à Prague : Don Giovanni
Les Noces de Figaro créé en mai 1786 à Vienne, n’ont pas remporté un franc succès. Le 20 janvier 1787, les mêmes Noces proposées à la bonne société pragoise au Nationaltheater remportent un véritable triomphe. Mozart doit cependant rentrer à Vienne mais il s’engage par contrat à composer un opéra pour Prague, avant la fin de 1787. Da Ponte, librettiste de Mozart pour les Noces, adapté de la pièce récente de Beaumarchais, propose alors au compositeur, le sujet de Don Juan. Les deux hommes s’attellent à la tâche et réinventent le mythe. Ils restituent à Don Juan son caractère grandiose et dérisoire, sa puissance libertaire, pourfendeur de l’ordre et des apparences, de l'hypocrisie des bienséances. En Don Giovanni, le désir raille la vie et la mort. Da Ponte développe aussi une ligne comique pour mieux renforcer le vertige tragique et fantastique de l’action.
Mais la création de Don Giovanni à Prague, est reportée au 29 octobre 1787. Mozart a pris du retard, mais sa troupe est constituée. Le compositeur dispose de chanteurs remarquables, en particulier il a trouvé en Luigi Bassi, 22 ans, un Don Giovanni idéal, passionné et acteur accompli. Lors de la première, l’orchestre non moins excellent composé d’environ douze cordes et de quelques vents prodigieux, est amené à jouer a prima vista l’ouverture que le compositeur a terminé la veille ou l’avant-veille. Mozart remporte un triomphe, mais Vienne dans son coeur demeure la place à vaincre et séduire. Vienne ne succombera pas. Goethe qui assiste dès décembre 1797 aux représentations de l’œuvre à Weimar précise à Schiller : « Cette œuvre est unique en son genre et la mort de Mozart ne nous permet plus de rien attendre d’analogue ».

Empire

L’Oricou, Enquête à Paris sous Napoléon (2006)
Après "L’Émérillon, enquête à la cour d’Aliénor d’Aquitaine", Nemopolis revient avec un jeu d’aventure palpitant. Votre mission : déjouer un complot en infiltrant une société secrète dans les rues du Paris de 1809 : le Carrousel du Louvre, la rue de Rivoli, les Invalides, Rueil-Malmaison... Rien n’a été oublié dans cette grande fresque historique... En 1809, Napoléon 1er est à la tête du grand empire et malgré sa grande puissance, il compte de nombreux ennemis. Il y a d’abord ce Dunoï qui paraît dangereux. Et puis, il y a ces rencontres avec Fouché et Schulmeister qui incitent à la prudence. Il règne dans ce Paris du XIXème siècle une ambiance bizarre, un complot est-il en train de prendre forme ?

Joseph Fouché, duc d’Otrante (1759 – 1820)
L’oricou est un vautour d’Afrique. Charognard se nourrissant essentiellement de carcasses, il ne dédaigne pas de tuer de petites proies (oisillons ou insectes), ni de se repaître des oeufs de ses congénères. Souvent le premier pour prélever sa dîme sur les cadavres, il se délecte de ce que même les hyènes délaissent.
Joseph Fouché, dit Fouché de Nantes, à l’instar d’un Talleyrand, son ennemi de toujours, a su s’accommoder des bouleversements de son époque qui lui ont toujours servi de marchepied pour ne jamais trop s’écarter du pouvoir. Opportuniste, habile et lucide, véritable homme d’état moderne et fondateur de la police et des renseignements, Joseph Fouché sa vie durant a été l’un des hommes les plus influents de France, de la période révolutionnaire à la Restauration.
Après des études chez les oratoriens de Nantes, Fouché enseigne notamment à Arras où il fait la connaissance de Robespierre. De retour à Nantes au début de la Révolution, il s’inscrit dans un club qui sera appelé à devenir celui des Jacobins. Député en 1792, il siège à la Convention parmi les Montagnards et en 1793, vote la mort du roi. La même année, il participe à la déchristianisation de la Nièvre et réprime durement avec Collot d’Herbois la révolte de Lyon. Exclu des Jacobins à la demande de Robespierre, le 24 prairial an II, il participe à la chute de celui-ci, le 9 thermidor. Il se rapproche de Babeuf, obtient la protection de Barras et réapparaît sous le Directoire pour être finalement nommé ministre de la police le 2 thermidor (20 juillet 1799). En s’abstenant d’intervenir lors du coup d'État du 18 brumaire (9 novembre 1799), il obtient de Bonaparte de conserver son portefeuille. Intérêts professionnels et personnels se mêlant, Fouché crée un extraordinaire réseau de renseignements qui finit par susciter la méfiance du Premier Consul. Bonaparte dissout le ministère de la Police en septembre 1802. Mais Napoléon le rétablit en juillet 1804 après l’arrestation de Cadoudal, de Pichegru et de Moreau et l’affaire du duc d'Enghien. Accédant à la noblesse d’empire en 1808, il est destitué et tombe en disgrâce en 1810 pour avoir comploté avec l’Angleterre. En 1813 pourtant, bénéficiant d'un retour en grâce, il est nommé gouverneur des Provinces illyriennes où il remplit parfaitement sa fonction et qu’il ne quittera que quelques jours avant l’arrivée des troupes autrichiennes.
Après la capitulation de l’Empereur le 6 avril 1814, qu’il avait senti venir et à laquelle il s’était préparé, Fouché accueille les Bourbons à Paris. Il retrouve cependant le ministère de la police pendant les Cent Jours. Après Waterloo et la seconde abdication de Napoléon (juin 1815), Fouché qui a favorisé le retour de Louis XVIII retrouve une nouvelle fois ce ministère dont il est indissociable (juillet 1815). Quand par l’ordonnance de 1816, les régicides sont proscrits, Fouché s’exile à Trieste où il meurt le 25 décembre 1820.

Epoque contemporaine

Titanic, Une aventure hors du temps (1998)
Un agent secret Britannique est envoyé à bord du RMS Titanic en 1912 pour une mission secrète, sous couverture d'un voyage de noces. Il est censé recevoir ses instructions par un contact à bord et doit l'attendre dans sa cabine. L'agent secret Penny Pringle arrive enfin le 14 avril, et lui demande de surveiller un diplomate allemand. Pendant ce temps, il retrouve une vieille amie, Lady Georgia Lambeth, découvre un secret scandaleux et se rend compte que l'acier utilisé pour fabriquer le paquebot n'est pas aussi solide que prévu. Le Titanic heurte soudainement un iceberg et commence à couler. Survivrez-vous ?
Réussirez-vous votre mission ?

Divagations et prémonitions : un naufrage qui aura fait couler de l’encre
Il a en effet déjà été beaucoup dit et écrit sur le naufrage de ce paquebot dans les années qui précèdent la Grande Guerre, le 16 avril 1912. Il n’est pas surprenant au regard de la catastrophe que le paranormal s’y soit intéressé : ainsi on relève l’anecdote suivante : « Quand le paquebot Titanic partit en 1913 pour son premier et dernier voyage, plusieurs femmes embarquées avec leur famille firent dans la première nuit un rêve qui les marquèrent au point qu’elles décidèrent de descendre à la première escale, avant la grande traversée vers l’Amérique. Elles virent le naufrage d’une manière si nette que leur intuition féminine y discerna une prémonition divine. Plusieurs familles furent ainsi sauvées. » Je m’abstiendrai évidemment de tout commentaire.
Beaucoup plus intéressant est le cas de Morgan Robertson (1861 – 1915). Robertson est un écrivain américain célèbre en son temps pour ses récits, romans et nouvelles, consacrés à la mer. En 1898, il publie Futility or The Wreck of the Titan, roman dans lequel il raconte le naufrage d’un paquebot, le Titan, dans l'Atlantique Nord au mois d’avril, qui sombre après avoir percuté un iceberg. La coïncidence ne s’en tient pas à ces seuls éléments que sont le nom de baptême du navire, le mois ou les circonstances de sa disparition. Robertson évoque le nombre de passagers (3000 dans son texte, plus de 2000 sur le Titanic) et le grand nombre de disparus (2000 sur le Titan, 1500 sur le Titanic) faute d’un manque évident de chaloupes de sauvetage (24 sur le Titan, 20 sur le Titanic). Qui plus est, on peut faire quelques recoupements entre les caractéristiques des deux navires : tant pour l’aspect extérieur (tonnage 45000/46000 tonnes, longueur 240/268 m, nombre d’hélices 3) ou la vitesse lors de l’impact 25 noeuds pour le Titan, 23 pour le Titanic, que pour les équipements intérieurs (système téléphonique, principe d'étanchéité des cloisons, nombre de musiciens de l'orchestre etc...
Un récit qui ne prendra corps que 14 ans plus tard !
Certains niant l’évidence en refusant d’accréditer la version officielle de la cause du naufrage se sont livrés a quelques hypothèses fantaisistes ou farfelues : ainsi on peut lire : « … après 8 ans d'étude approfondie sur l'épave, une équipe de chercheurs allemands indépendants vient de découvrir que le Titanic n'aurait pas coulé suite à une collision avec un iceberg. Les fissures présentes sur la coque n'ont pas la forme de celles qu'aurait provoqué l’impact avec un iceberg. Les chercheurs ont une autre théorie avec preuves à l'appui : le Titanic aurait été coulé par un sous-marin ou un avion militaire ! Des traces d'explosifs auraient été retrouvées…. »
Enfin pour conclure et faire une magistrale et très professionnelle transition avec l’article suivant consacré à la Malédiction de Toutankhamon je vous livre cette autre délirante interprétation : « Le naufrage le plus célèbre du XXe siècle, celui du Titanic, met également en cause une momie. On sait que le géant des mers transportait, avec ses 2500 passagers, de l’or, des diamants et la momie d’une voyante ayant vécu sous le règne d’Aménophis IV. Elle possédait encore toutes les amulettes, et sur l’une d’elle, sous l’effigie du dieu Osiris, se trouvait l’inscription fatidique: "Réveille-toi du sommeil dans lequel tu es plongée. Le regard de tes yeux triomphera de tout ce qui est entrepris contre toi." Trésor précieux, cette momie ne voyageait pas dans la soute, mais près de la passerelle de commandement. Certains n’ont pas manqué de faire remarquer que la malédiction avait peut-être troublé la raison du commandant du Titanic … »




Aménophis la Résurrection (2003)
Une expédition d'égyptologues a découvert le tombeau d'un mystérieux pharaon. Le tombeau est bien réel, mais la momie d'Aménophis n'est plus là. Un des membres de l'expédition disparaît à son tour dans d'étranges circonstances... Une enquête au coeur de l'Egypte des années 30. Avec un scénario riche en rebondissements, Aménophis - La résurrection entraîne le joueur au coeur de l'Egypte des années trente, dans la lutte contre une sombre malédiction héritée de l'époque pharaonique. Au musée du Caire, à bord du Merveille du Nil, le bateau de croisière faisant la liaison entre Le Caire et Louxor, ainsi que dans la vallée des rois. Le joueur devra rester sur ses gardes et ne pas se laisser influencer par les premières impressions et ses premières rencontres, s'il souhaite mener à bien l'enquête dont il est chargé.

La malédiction de Toutankhamon
La malédiction du pharaon est l’une des premières légendes médiatiques née dans l’entredeux guerre : les journalistes, initiateurs de cette légende, arrivent, en 12 ans, à une liste de 27 personnes proches de l'expédition ayant exhumé la momie de Toutankhamon, qui seraient mortes de causes suspectes suite à la malédiction du pharaon. Tout commence avec la mort du canari de Howard Carter, l’archéologue anglais alors en charge des fouilles. En 1922, il découvre, protégé par les gravats d’autres tombeaux détruits, le mausolée enfoui et pratiquement intact dans lequel a été inhumée la momie du souverain. Carter possède un canari qu’il a acheté la semaine précédente. L’oiseau connaît un court et tragique destin comme le rapporte l'Inspecteur Général en charge des Antiquités : «Au cours des récentes fouilles qui ont permis de découvrir la tombe de Toutankhamon, M. Howard Carter avait dans sa maison un canari qui le régalait tous les jours de son chant joyeux. Un jour, toutefois, celui où on a mis au jour l'entrée de la tombe, un cobra est entré dans la maison, s'est jeté sur l'oiseau et l'a avalé. » Les cobras sont rares en Égypte, on n’en voit peu en hiver, mais surtout c’est le serpent des pharaons : on y voit un mauvais présage.
Les fouilles se poursuivent et Carter, Carnarvon son commanditaire, la fille de celui-ci Evelyn Carnarvon et l’égyptologue Callender pénètrent dans les trois salles du mausolée. En mars 1923, quelques mois après l’ouverture du tombeau, Lord Carnarvon est pris de fièvres, frissons, sueurs : les médecins mettent en cause une piqûre de moustique égratignée qui se serait infectée et, doublée d'une pneumonie, aurait provoqué une septicémie mortelle. Carnarvon ramené d’urgence au Caire y décédera le 5 avril 1923. Les journalistes rapprochent ce décès de celui du canari : Lord Carnarvon est la première victime de la malédiction.
La litanie des décès qui vont suivre vont combler les journaux avides de sensationnel : en mai 1923, le professeur La Fleur, archéologue canadien, ami intime de Carter ; puis Arthur C. Mace, archéologue anglais, qui aida Carter à abattre le mur de la chambre mortuaire ; en septembre 1923, le jeune colonel Aubrey Herbert, demi-frère de Lord Carnarvon ; en 1924, l’un des collaborateurs de Carter, Hugh Evelyn-White, se suicide par pendaison ; le radiologiste Archibald Douglas Reed qui a radiographié la momie de Toutankhamon ; en 1926, l'infirmière de Lord Carnarvon ainsi que Georges Bénédite, égyptologue attaché au Louvre ; en 1929, Lady Almina, la veuve de Carnarvon et le secrétaire de Carter, Richard Bathell, 35 ans, retrouvé mort dans son lit.
Howard Carter quant à lui décède en 1939 à 65 ans et Evelyn Herbert vivra jusqu’en 1980. De même pour Callender qui achèvera paisiblement sa vie bien des années plus tard. Evidemment, s’il ne s’agit pas d’une malédiction, il ne peut pas s’agir non plus de coïncidences : l’explication la plus plausible est pour le moment celle fournie en 1985 par le docteur Caroline Stenger-Philipp lors de la restauration de la momie de Ramsès II : à l’origine de cette hécatombe se trouveraient des substances organiques déposées près de la momie du pharaon pour lui servir de nourriture pendant son voyage dans l’au-delà, qui se sont décomposées pour former des moisissures. Les notes de Carter sont sur ce point significatives : il décrit «des cultures de champignons» apparaissant sur les murs fort humides de la chambre funéraire, « où elles étaient si nombreuses qu'elles causaient un grand défigurement», ajoutant qu’ «il règne dans ces sépultures un air suffocant. Infestée des exhalaisons des cadavres, une poussière fine s'élève sous les pas et irrite les poumons». Il s’ensuit que la maladie des archéologues est une pneumonie aiguë.

Berlin 1943 (2007)
En 1943, le professeur de physique John Russel accepte une mission dangereuse et vitale. Les services secrets britanniques l'envoie en mission secrète à Berlin afin de confirmer les sources semblant indiquer le développement par les scientifiques nazis d'une terrible arme de destruction massive. Russel n'a rien d'un agent entraîné et encore moins d'un héros, mais le MI6 est au courant des compétences de ce brillant scientifique. Il est impensable que l'Allemagne nazie réussisse à concevoir un tel système dévastateur.

Les Trümmerfrauen, les Femmes des décombres
« En 1945, une fois la guerre perdue pour l’Allemagne, la plupart des villes allemandes n’étaient plus que gravats, poussière et cendre qui sentaient le feu, la mort et les ruines - une odeur acide qui pouvait se sentir jusqu’à vingt kilomètres à la ronde. En ce temps-là, ce qui restait de ma famille habitait dans un quartier de la banlieue de Berlin où les bombes alliées avaient fait leur horrible travail, et où ceux qui avaient survécu vivaient comme des rongeurs dans les ruines. Je me souviens de ces jours comme d’un temps où il semblait qu’il faisait toujours un froid de loup et où j’avais toujours, toujours faim - pas de chauffage, rien à manger, aucun avenir. Il n’y avait aucune rue qui ne fût encombrée de tas de briques, de verre, de pierres, ni obstruée et endommagée de débris. Des croix blanches étaient plantées dans les décombres là où les parents ou les enfants de quelqu’un étaient ensevelis. Les monticules marqués de ces croix se suivaient côte à côte. C’était à qui les reléguait chez le voisin - si vous aviez encore un voisin.
Tout à coup des gens faisaient la chaîne, des femmes pour la plupart, venus de nulle part, avec des seaux à la main. Ils se mettaient à les remplir - des seaux et des seaux de gravats passaient de main en main, un par un, en de longues queues qui commençaient toutes petites, mais bientôt serpentaient à travers les ruines.
Au début ils n’étaient qu’une poignée à peine, mais bientôt on pouvait voir dans pratiquement toutes les rues ces chaînes humaines de Trümmerfrauen avec leurs seaux ébréchés remplis à ras bord de débris d’une guerre perdue - et ce que faisaient ces femmes allemandes avec une sombre détermination, dans un silence total, dos courbé, mâchoires serrées, c’était remplir seau après seau, un à la fois, par douzaines et centaines et milliers, puis les passer de main en main, et déverser ces déchets dans les cratères creusés par l’ennemi dans l’âme même de ce qui avait été jadis un lieu si ravissant, oui, ravissant de sécurité, d’ordre et de santé.
Des enfants à l’âge de la maternelle venaient à l’aide. Ils ne pouvaient pas soulever les seaux mais ils pouvaient les remplir brique par brique et poussière sur poussière, et parfois des éclats de shrapnel. Des amputés aidaient aussi. Et des grands-mères, des grands-pères. A peu près tout le monde aidait. Ce dont je me souviens avec précision jusqu’à ce jour, c’était ce silence de marbre qui marquait la sinistre résolution de ces files pauvres et décimées.
Tous se taisaient durant des heures. Les membres de ces brigades aux seaux de l’après-guerre formaient une troupe si déguenillée, si malheureuse, si démunie, si blessée, si stupéfiée, qu’ils n’avaient rien à se dire. Mais jour après jour, semaine après semaine, ils étaient là. Personne ne leur avait donné l’ordre d’aller dans les rues. Le vent sifflait en transperçant leurs guenilles, et parfois le conquérant allié détesté s’arrêtait là pour regarder ces gens, et se moquer d’eux et les injurier, mais cela ne les décourageait pas. Ils étaient bien trop occupés à nettoyer leurs villes. »
Ingrid Rimland-Zündel, septembre 1999.
L'intégralité de cet article provient du site : altermedia.info

Paradise (2006)
Une jeune femme, fille d'un cruel dictateur, traverse le continent en compagnie d'un léopard, pour l'emmener sur son lieu de naissance, sur les cimes du Kilimandjaro.

Les dictateurs africains
Ahmed Sékou Touré (1922 - 1984), premier président de la République de Guinée de 1958 à 1984. Sa présidence, après les tentatives d'assassinat et de renversement dont il fait l'objet le jettent dans une paranoïa grandissante et il fait régner sur le pays une dictature sanguinaire, contraignant des milliers de Guinéens à fuir la répression.

Charles (Ghankay) Taylor, né en 1948, a été président du Liberia à la fin des années 1990. Créé en 1816, le Liberia est un pays constitué par des esclaves libérés et rapatriés du continent américain. Les descendants d'esclaves représentent 5 % de la population totale, mais ont pratiquement toujours été au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1847. En 1977, le président libérien William Tolbert est victime d'un coup d'état de Samuel Doe et exécuté. Doe devenu président, nomme Taylor conseiller et lui confie les services généraux du gouvernement, mais le destitue 3 ans plus tard pour détournement de fond : Taylor se réfugie aux Etats-Unis où il est emprisonné, mais parvient à s’enfuir pour revenir en Afrique où il organise une rébellion contre Samuel Doe.
En 1989, le NPFL de Taylor lance une attaque qui marque le début de la guerre civile. Rapidement, Taylor contrôle une grande partie du pays mais des dissensions éclatent entre Taylor et Prince Johnson, l’un de ses principaux lieutenants qui fait scission. Johnson prend le contrôle de Monrovia, la capitale, et Samuel Doe est assassiné. Les troupes de Taylor et Johnson vont s'affronter dans une guerre civile qui va durer sept ans. En juillet 1997, lors des élections, Taylor est élu avec 75 % des voix. Parvenu au sommet de l'État, Taylor continue à traquer ses opposants, suspend les libertés individuelles et confisque le pouvoir. Peu à peu, la résistance s’organise autour principalement de membres de la tribu de Samuel Doe.
Sur le plan international, Taylor est sanctionné par le Conseil de sécurité des Nations Unies qui impose un embargo sur les exportations de diamants et de bois, gèle ses avoirs et lui interdit tout voyage à l’extérieur de ses frontières. En août 2003, sous la pression internationale, Charles Taylor quitte le pouvoir et s’exile au Nigeria où il se lance dans le commerce des armes échangées contre des diamants avec le Front révolutionnaire uni (RUF) sierra léonais de Foday Sankoh et Sam Bockarie, mouvement rebelle extrêmement violent. Poursuivi par la justice de Sierra Leone, il est arrêté en mars 2006 au Nigeria et extradé vers le Sierra Leone pour y être jugé par la Cour spéciale (CSSL). Le 31 mars, pour des raisons de sécurité, la CSSL demande que le procès soit transféré à La Haye, ce qui est accordé le7 avril 2006. Charles Taylor est poursuivi pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre, extermination, assassinats, viols, esclavage sexuel, et conscription d'enfants soldats.

Robert (Gabriel) Mugabe, né en 1924) est président du Zimbabwe depuis 1987. Fils d'un immigré du Nyassaland (Malawi), Mugabe, d’ethnie shona, est né en Rhodésie du sud et a grandi à la mission catholique de Kutama au nord-est de la capitale Salisbury. Il s’inscrit à 17 ans à l'université de Fort Hare (Afrique du Sud) pour y étudier l'anglais et l'histoire et y cotoie Julius Nyerere, Herbert Chitepo, Robert Sobukwe et Kenneth Kaunda. Il commence à enseigner à Accra au Ghana. En 1960, il est de retour en Rhodésie du sud, converti au marxisme. Il se joint au ndébélé Joshua Nkomo et au parti national démocratique (National Democratic Party - NDP) qui deviendra le ZAPU (Zimbabwe African Peoples Union), et qui est immédiatement interdit par le gouvernement blanc de Ian Smith. En 1963, Mugabe crée son propre parti, la Zimbabwe African National Union (ZANU) avec le révérend Ndabaningi Sithole et l'avocat Herbert Chitepo. La ZANU et la ZAPU seront longtemps séparés par la frontière ethnique entre shonas et ndébélés.
En 1964, Mugabe est arrêté et emprisonné : il y restera 10 ans. Libéré en 1974, il se réfugie au Mozambique et prend la direction de la branche militaire de la ZANU, la ZANLA pour mener la guérilla contre le gouvernement de Ian Smith. En mars 1975, son compagnon Herbert Chitepo est assassiné en Zambie tandis que Ndabaningi Sithole renonce au combat armé. Le 3 mars 1978, les accords de Salisbury sont signés entre Ian Smith et les modérés Abel Muzorewa et Ndabaningi Sithole ; ils aboutissent au principe d'élections multiraciales et à la fin de la domination blanche. Le nouvel état de Zimbabwe-Rhodesie issu des élections et dirigé par Abel Muzorewa n’aura qu’une existence éphémère. En décembre 1979, le pays redevient la colonie britannique de Rhodésie. Les accords de Lancaster House signés à la fin du mois accordent des garanties économiques et politiques à la minorité blanche et prévoient des élections multiraciales en février 1980.
Le 4 mars 1980, la ZANU de Mugabe emporte 57 des 80 sièges réservés aux noirs alors que les 20 sièges du collège électoral blanc sont tous remportés par le Front Rhodésien de Ian Smith. Le 18 avril 1980, Canaan Banana devient le premier président du nouvel état du Zimbabwe et Mugabe son premier ministre. Dans un premier temps, il tente d’allier aux affaires shonas et ndébélés. Mais la pression des shonas le contraint à une politique plus nationaliste et ethnique. En 1983, une rébellion ndébélé met fin à l'union ZANU-ZAPU ; une guerre civile ensanglante la province du Matabéléland et le ndébélé Nkomo est démis. La répression contre les ndébélés par l'armée est brutale.
En 1987, la paix mettant fin à la guerre civile entre les deux ethnies est signée ; 1987 est également l'année de la fin du collège électoral blanc et de leur représentation assurée de 20 députés, soit la fin du rôle politique des blancs. C'est aussi l'année où Mugabe prend la fonction de président de la république en abolissant le poste de premier ministre. A partir de 1988, le pays vit de facto sous un régime de parti unique. En 1996, il entame sa réforme agraire qui aboutira en 1999 et 2000 à l'expropriation forcée des fermiers blancs par les milices de Chenjerai 'Hitler' Hunzvi : ceux-ci assuraient 80% du revenu national. Aux élections présidentielles de mars 2002, Robert Mugabe doit à nouveau recourir à la violence et aux fraudes électorales pour se faire réélire.
Mugabe durcit alors son régime faisant fi des critiques internationales : il limite drastiquement la liberté de la presse, muselle l'opposition ou recourt à la torture et à l'assassinat contre ses membres. Le pays s'enfonce dans une crise sans précédent, 70% de ses citoyens sont sans emploi, l'économie périclite suite à l'expropriation violente des blancs dont les terres désormais en jachère sont distribuées à des proches du régime : Mugabe a réussi à plonger l'ancien grenier à blé de l'Afrique dans la pénurie alimentaire la plus totale. Mugabe est condamné par l'ensemble des pays occidentaux. Desmond Tutu, l'ancien archevêque du Cap, le traite de «caricature de dictateur africain ». En 2005, George W. Bush cite le Zimbabwe parmi les postes avancés de la tyrannie aux côtés de Cuba et de la Corée du Nord.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe a affirmé le 15 septembre 2005 que les Zimbabwéens ne mouraient pas de faim, mais refusaient de changer leur régime alimentaire.




Jean-Bedel Bokassa, (1921-1996) président de la République Centrafricaine de 1966 à 1979, puis empereur autoproclamé sous le nom de Bokassa Ier. Engagé dans l'armée française en mai 1939, il la quittera avec le grade de capitaine. Son cousin David Dacko, président du Centrafrique fraîchement indépendant, le nomme chef d'état-major en 1964 et lui donne pour mission de réorganiser l'armée du pays. Fin 1965, le chef de la gendarmerie tente un coup d'État contre Dacko et envoiee des gendarmes pour arrêter Bokassa. Retournant la situation à son profit, celui-ci neutralise la gendarmerie et renverse Dacko. Bokassa accède ainsi au pouvoir le 31 décembre 1965, à la faveur de ce qu'on appela le « coup d'État de la Saint Sylvestre ». Bokassa plutôt populaire durant les sept premières années qu'il passe au pouvoir, en dépit de la violence de son régime qui pratique torture et exécutions sommaires, il perd pourtant peu à peu tout sens de la mesure, et s'autoproclame président à vie le 2 mars 1972, puis Maréchal en 1974 ; il se convertit à l’islam en 1976, prend le nom en Salah Eddine Ahmed Bokassa, dans l’objectif avoué de se rapprocher de Kadhafi et de bénéficier de l'aide financière libyenne.
En 1976, il dissout le gouvernement et le remplace par le Conseil de la révolution centrafricaine. Bokassa se couronne finalement empereur le 4 décembre 1977 ; aucun chef d'État ne fait le déplacement. Il prétend mettre en place une monarchie constitutionnelle mais son régime demeure une dictature violente. En 1979, il réprime dans le sang des manifestations de lycéens et participe, dans la prison de Bangui, au massacre de 100 jeunes arrêtés pour avoir protesté contre le coût trop élevé des uniformes scolaires imposés par l'empereur. Bokassa nia toujours son implication dans ce massacre. Des rumeurs, encore aujourd'hui persistantes, prétendent que Bokassa s'adonna au cannibalisme à l'occasion, ce qui lui valut le surnom de l'ogre de Berengo.
Alors qu'il se trouvait en Libye, Bokassa Ier fut déposé le 21 septembre 1979 dans des conditions confuses dans lesquelles la France joua un rôle prépondérant. Au cours de cette opération appelée opération Barracuda, David Dacko récupéra le pouvoir et proclama le retour à la République.
Empereur déchu, Bokassa se réfugia à Abidjan, en Côte d'Ivoire, pendant 4 ans, puis en France (à Hardricourt dans les Yvelines) pour finalement retourner à Bangui en octobre 1986, bien qu'il y ait été condamné à mort par contumace. Il fut arrêté et jugé pour trahison, meurtre, cannibalisme et détournement de fonds. Le 12 juin 1987, au terme de son second procès, il fut reconnu non coupable des charges de cannibalisme mais la peine de mort fut confirmée pour les autres charges. Sa peine fut d'abord commuée en prison à vie en février 1988, puis en 10 ans de réclusion. Il fut amnistié, comme tous les condamnés, en 1993 à la veille de l'élection présidentielle et mourut en 1996 d'un arrêt cardiaque. Il avait 17 femmes et 50 enfants reconnus.

Idi Amin Dada Oumee (1928- 2003), militaire et chef d'État de l’Ouganda conserva le pouvoir de janvier 1971 à avril 1979. Entré comme cuisinier en 1946 dans l'armée coloniale britannique, il intègre l’armée ougandaise après l'indépendance de l'Ouganda et bien qu’analphabète, en grimpe rapidement les échelons pour finalement être nommé chef d'état-major en 1966 par le président Milton Obote.
Prenant connaissance de la volonté d'Obote de l'écarter du fait d'une tendance un peu trop forte à la corruption et à la brutalité, Idi Amin prend les devants en janvier 1971 et renverse Obote par un coup d'État militaire, suivi d'exécutions massives des ethnies jugées favorables à Obote. Il installe l'armée à tous les échelons du pouvoir et bénéficie de ce fait de la corruption qui règne sur Kampala. Hanté par la perspective d'un retour au pouvoir de Obote, il développe une paranoïa et un terrorisme d'État. Une tentative avortée d'Obote ne fait que renforcer cette psychose.
Il favorise la population musulmane afin d’obtenir une aide financière de la Libye et de l'Arabie saoudite. Les chrétiens s'estiment assiégés et protestent officiellement contre le terrorisme d'État en 1977, par la voix de l'archevêque Luwum. Celui-ci est assassiné peu de temps après par Amin Dada en personne. En 1978, une partie de l'armée se mutine et se réfugie en Tanzanie. Dada décide d’envahir cet état. Mais il subit un revers et c’est finalement l'armée qui entre dans Kampala en avril 1979. Dada se réfugie en Arabie Saoudite. Le dictateur qui s'était proclamé "dernier roi d'Ecosse" et envoyait des lettres d'amour à la reine d'Angleterre, le "boucher de l'Afrique" sous le règne duquel ont péri des centaines de milliers d'Ougandais est mort dans son lit.

Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga (1930 -1997), (Joseph-Désiré Mobutu), a été le second président de la République démocratique du Congo de 1965 à 1997 (le pays ayant été rebaptisé Zaïre de 1971 à 1997). Mobutu est enrôlé à 15 ans dans la Force publique, l'armée coloniale belge dont il sort sous-officier. En juillet 1960, il devient secrétaire d'État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba ; il évolue très rapidement dans la hiérarchie militaire et c’est en tant que chef d'état-major qu'il fait arrêter Lumumba en 1960. Lumumba sera déporté au Katanga de Moïse Tshombe et assassiné. Un autre moyen d'affermir son pouvoir est la prise de contrôle du pouvoir politique, dont le corollaire est la répression d'une partie des citoyens congolais.
Après avoir réorganisé l'armée, il s’empare du pouvoir le 25 novembre 1965 dans l’atmosphère de crise opposant Joseph Kasa-Vubu, premier président de l'ancien Congo belge au gouvernement de Tshombe. À l'étranger la Belgique et les États-Unis sont les premiers à reconnaître le nouveau régime, seules la Chine et l'URSS montrent des réticences. En 1969, il réprime violemment une révolte estudiantine : l’armée ouvre le feu sur les manifestants. L'université est fermée pendant un an et ses 2000 étudiants sont enrôlés dans l'armée où « ils apprennent à obéir et à fermer leurs gueules.»
Mobutu instaure un régime autoritaire à parti unique et en devient le maréchal-président. Un de ses souhaits est que le pays retrouve sa culture profonde, c'est alors la zaïrianisation (décolonisation culturelle). En 1971, "l'année des 3 Z", il renomme à la fois le pays, le fleuve et la monnaie sous le nom de Zaïre. La même année, il impose un costume traditionnel, crée une version zaïroise du costume occidental : l'abacost (à bas le costume) et il oblige les zaïrois à choisir un nom africain : lui-même devient Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, (Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l'arrêter). Il impose le lingala, sa langue maternelle à Kinshasa dans les écoles, remplaçant le kikongo. Révolution culturelle et culte de la personnalité sont clairement inspirés des régimes communistes.
Les premières années, le régime est bien perçu au plan international, le Zaïre étant considéré comme un exemple pour l'Afrique. Les investisseurs étrangers se précipitent sur ses ressources naturelles importantes. Mais rapidement une politique de grands travaux, les "éléphants blancs", donne lieu à une importante corruption des élites politiques et administratives. Avec la subite chute des cours du cuivre, les finances publiques étant d'un coup exsangues, Mobutu lance la "zaïrianisation" de l'économie, une brutale nationalisation qui consiste à confisquer les entreprises étrangères. De nombreux bénéficiaires de la zaïrianisation, tous proches du régime, considèrent ces entreprises comme leurs propriétés personnelles sans se préoccuper de leur gestion. La corruption devient endémique (kleptocratie).
En 1990, le mécontentement populaire va grandissant : Mobutu autorise le multipartisme. Une conférence nationale organisée à cette occasion devient un véritable tribunal populaire dénonçant les dérives flagrantes du système. Les interventions d'Etienne Tshisekedi et d'autres opposants politiques marquent un tournant essentiel puisqu'elles ne sont pas suivies de répression. Aux yeux des Zaïrois, Mobutu ne dispose plus de suffisamment de forces pour continuer à opprimer son peuple. Vilipendé à Kinshasa, Mobutu se retire dans son somptueux palais, au coeur de la jungle tropicale et à proximité de son village natal. Sa solitude devient dès lors évidente, aussi bien au Zaïre qu'à l'étranger où il ne bénéficie plus que du soutien de la France. Sa maladie va encore renforcer cette impression de faiblesse, incitant ses opposants intérieurs et ses ennemis extérieurs à intensifier leurs actions.
En 1994, malgré le partage du pouvoir avec le président du parlement, le pays s'enfonce dans la crise. Celle-ci s'aggrave avec l'arrivée de réfugiés rwandais responsables du génocide au Rwanda. Laurent-Désiré Kabila, leader de l’opposition armée pour la libération du Congo et ses troupes entrent à Kinshasa le 17 mai 1997, entraînant la chute définitive du pouvoir et la fuite de Mobutu Sese Seko. Après avoir été soigné pendant de longs mois en Suisse et en France, Mobutu Sese Seko meurt le 7 septembre 1997 à Rabat d'un cancer de la prostate. Il laisse un pays économiquement exsangue, en conflit avec de nombreux pays voisins et en pleine guerre civile.

N’étant pas érudit, seulement passionné, il se peut que de plus savants trouvent dans ces pages maintes fois révisées des erreurs ou des incohérences : qu’ils me les signalent, sans pudeur et sans hargne. Je les en remercie.

Reardon, décembre 2007 - janvier 2008


Sources
Lascaux (1) - Lascaux (2)
Héliopolis - Ramsès II (1) - Ramsès II (2) - Vallée des Rois
Salammbô (1) - Salammbô (2) - Salammbô (3) - Carthage
Qin (1) - Qin (2) - Cléopâtre (1) - Cléopâtre (2)
Guide romain antique (Hachette, 1963) - Pline (1) - Pline (2) - Pline (3)
Kyoto (1) - Vikings (1) - Vikings (2) - Aliénor (1) - Aliénor (2)
Jébus - Inquisition (1) - Inquisition (2) - Inquisition (3) - Alamut (1) - Alamut (2) - Orfèvres
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